On attendait de la part de M. Bernanke, le patron de la Fed ou le plus grand « dealer » du monde, une décision courageuse. Il a préféré s’abstenir. Ben Bernanke a pris tous les prévisionnistes et les marchés à contrepied en décidant de continuer à maintenir la dose maximale de « coke monétaire ». Le marché anticipait qu’il allait ralentir sa planche à billet de 10 milliards par mois. Il a plus pensé à son image dans l’histoire qu’aux besoins de l’économie réelle. Il restera le plus grand « dealer » du monde. On ne va pas finir d’en parler de la décision surprise de la Fed il y a deux jours. Mais il faut l’analyser sous l’angle d’un homme, Ben Bernanke. Car c’est lui qui a finalement mis tout son poids dans la balance. Il quitte la Fed dans quelques mois et il a tenu à soigner l’image qu’il laissera dans l’histoire monétaire américaine. Il a montré des signes d’inquiétude sur l’économie car la reprise n’est pas une vraie reprise à l’américaine. Mais cela va au-delà de cela. Rappelons que Ben Bernanke est un des plus grands spécialistes de la crise de 1929 et de la déflation. Il veut qu’on se souvienne de lui comme l’homme de la relance économique par l’abondance monétaire. Il va quitter son poste le 31 Janvier et sous son règne, les taux sont restés près de zéro pendant près de cinq ans et le bilan de la Fed a atteint des niveaux délirants, plus de 3 700 milliards de dollars ! ! L’histoire jugera si l’homme a été un visionnaire ou s’il n’a été que le plus gros « dealer de coke » monétaire qui a maintenu les marchés dans des paradis artificiels sans permettre réellement à l’économie d’apprendre à se reconstruire sans dopage. À juger de la réaction des marchés, ils sont vraiment accros à la « coke monétaire » ; juste après l’annonce surprise de la Fed, on a atteint des records sur le SP500 et le Dow Jones...
On attendait de la part de M. Bernanke, le patron de la Fed ou le plus grand « dealer » du monde, une décision courageuse. Il a préféré s’abstenir. Ben Bernanke a pris tous les prévisionnistes et les marchés à contrepied en décidant de continuer à maintenir la dose maximale de « coke monétaire ». Le marché anticipait qu’il allait ralentir sa planche à billet de 10 milliards par mois. Il a plus pensé à son image dans l’histoire qu’aux besoins de l’économie réelle. Il restera le plus grand « dealer » du monde.On ne va pas finir d’en parler de la décision surprise de la Fed il y a deux jours. Mais il faut l’analyser sous l’angle d’un homme, Ben Bernanke. Car c’est lui qui a finalement mis tout son poids dans la balance. Il quitte la Fed dans quelques mois et il a tenu à soigner l’image...
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