Huit de ces projets sont des bureaux situés aux étages inférieurs de projets résidentiels. L’étude n’a pas pris en compte les projets qui seront utilisés en tant que sièges sociaux de compagnies privées.
Principale destination d’affaires de la capitale, le centre-ville de Beyrouth ne totalise que 25 073 m² de surface de bureaux, soit quatre projets. Environ 75 % de ce stock sera mis sur le marché locatif et non à la vente. Le prix demandé pour un premier étage dans sa structure béton est d’environ 7 000 dollars par m².
Avec 18 projets sur 32, Achrafieh a le volume le plus important de nouveaux bureaux principalement dans les secteurs de la corniche du Fleuve, Palais de justice et Badaro. Ce stock représente 66 % des bureaux en construction à Beyrouth. La corniche du Fleuve en particulier est en train de devenir une nouvelle adresse d’affaires. Disposant de nombreuses parcelles vierges, le quartier est encore une zone sous-développée. Son héritage industriel rend son potentiel résidentiel limité, mais en a vite fait une adresse au cachet commercial. En fonction des projets, le prix demandé oscille autour de 3 500 dollars par m².
Seulement deux immeubles de bureaux sont en chantier à Ras Beyrouth (Hamra et Clemenceau). Ces deux projets sont essentiellement destinés à la demande médicale du fait de la proximité d’importants centres hospitaliers. L’intérêt des médecins et le stock limité de produits tirent les prix vers le haut avec une moyenne affichée de 5 000 à 5 500 dollars le m².
« Depuis que le marché résidentiel est entré dans une phase de stagnation, les promoteurs ont un intérêt financier à investir dans des projets d’affaires. De plus, les prix des bureaux ont augmenté du fait d’un stock encore limité et d’une demande croissante pour de petites surfaces principalement de la part de médecins, de cabinets d’avocats et de compagnies locales », affirme Karim Makarem, directeur de Ramco.
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