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Nos lecteurs ont la parole

Fin d’odyssée. Le Liban entre guerre et paix

Paul Ph. EDDÉ
Drapeau frappé d’une mitraillette agressive, le Hezbollah – prétendument libanais –, barricadé dans sa terre adjacente, est de plus en plus confronté à un choix existentiel. Il était temps. Temps que cesse l’équivoque permanente, temps que cessent les rodomontades infantiles de ses alliés baassistes, temps de mettre fin à l’agonie de l’État libanais en phase terminale de son cancer iranien.
Dans la tempête actuelle, génératrice d’un éventuel chaos mondial, l’Amérique croyante et puissante, la France des droits de l’homme et l’Occident des libertés démocratiques – échaudés par les équipées interventionnistes en Irak et en Afghanistan, ainsi que par le combat barbare « jusqu’au dernier Syrien » du prophétique ophtalmologiste voisin, devenu aveugle –, toutes ces nations se dressent résolument contre les forces du mal. Ces forces doivent être écrasées. Il nous faut solidairement les vaincre, à défaut de quoi elles continueront à se métastaser jusqu’à notre mort certaine.
Il y a eu, à l’évidence, un machiavélique piège dressé contre l’islam – hautement respectable – mal engagé sur la voie confessionnelle d’une paradoxale démocratie guerrière alimentée par le sous-développement et le pouvoir arbitraire de ses dictateurs corrompus. Dans ces turbulences, nous nous devons de comprendre cet islam sans l’ostraciser ; un islam authentique, qui semble aujourd’hui avoir saisi l’appel universel à la raison, au développement et à la non-violence pour s’arrêter résolument sur la pente glissante de la démocratie confessionnelle. Mathieu Guidère, grand spécialiste du monde arabe et musulman, écrivait fort justement : « On ne combat pas les idées avec des armes ou des lois, mais avec d’autres idées et d’autres modes de pensée. »
Il reste bien sûr le mal basique de la « question palestinienne » qui draine depuis plus d’un demi-siècle toutes les frustrations et les fanatismes du monde arabe. Mais l’Occident le comprend sans nul doute et s’efforce de traiter cette injustice du « fait accompli », avec les moyens dont dispose la justice internationale. Il n’est pas vain d’espérer une solution –
probable – d’un État palestinien viable, indépendant et démocratique, vivant enfin en paix avec son environnement.
Cependant, nous suivons avec angoisse et rage la paralysie progressive du Liban due aux inacceptables dérives – intérieures et extérieures – d’un Hezbollah en décalage total avec les Libanais, tétanisé par son théocratique mentor iranien, abusant d’un discours et d’un comportement anxiogènes pour s’entêter dans sa résistance armée et s’immiscer dans les affaires d’autres États qui sont de toute façon au-delà de nos capacités de décideurs. L’État libanais, sous l’égide de notre président de la République, lucide, rassembleur, rigoureux et constant dans sa vision et ses principes nationaux, s’accroche à une normalité de fonctionnement de nos institutions, dans une neutralité positive sans concessions et le respect total de nos voisins. Trêve donc de tergiversations et de pénibles contorsions politiciennes. Trêve de chantages, d’insolence et de perte de temps meurtrière. Les Libanais, quelles que soient leurs croyances religieuses et leurs différences culturelles, ont un droit absolu, inaliénable et imprescriptible à un État non phagocyté, à leur sécurité et à leurs libertés démocratiques. « L’État c’est moi », disait le Roi-Soleil. C’était hier. Aujourd’hui le soleil se lève encore, et l’État libanais, c’est les Libanais.

Paul Ph. EDDÉ
Drapeau frappé d’une mitraillette agressive, le Hezbollah – prétendument libanais –, barricadé dans sa terre adjacente, est de plus en plus confronté à un choix existentiel. Il était temps. Temps que cesse l’équivoque permanente, temps que cessent les rodomontades infantiles de ses alliés baassistes, temps de mettre fin à l’agonie de l’État libanais en phase terminale de son cancer iranien.Dans la tempête actuelle, génératrice d’un éventuel chaos mondial, l’Amérique croyante et puissante, la France des droits de l’homme et l’Occident des libertés démocratiques – échaudés par les équipées interventionnistes en Irak et en Afghanistan, ainsi que par le combat barbare « jusqu’au dernier Syrien » du prophétique ophtalmologiste voisin, devenu aveugle –, toutes ces nations se dressent...
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