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Liban

Ils ont dit

Le patriarche Raï s’entretenant avec Samy Gemayel, hier. Photo Émile Eid

- Cheikh Nabil Kaouk, vice-président du conseil exécutif du Hezbollah : « Le 14 mars, qui avait promu le slogan de la “culture de la vie”, est aujourd’hui dans le même camp que les takfiristes qui ont mené l’assaut sur Maaloula. En outre, nous le voyons jouer un rôle d’incitation aux guerres et à l’agression contre la Syrie et souhaiter qu’il y ait plus de morts dans ce pays. Chaque fois que nous demandons une solution pacifique, ils (les protagonistes du 14 Mars) réclament la poursuite de la crise. Comment peuvent-ils prétendre à la fois respecter la déclaration de Baabda et vouloir une frappe contre la Syrie ? Où donc est le slogan de la neutralité du Liban? Et puis nous n’avons pas misé, nous, sur l’évolution de la situation en Syrie pour changer la donne au Liban. Quant à eux, ils misent sur l’effet psychologique de l’agression et opposent un veto à la participation du Hezbollah au gouvernement. Mais ils iront de déception en déception. »

- Le bureau politique Kataëb : « La mise au point de la présidence de la République autour de la déclaration de Baabda est un rappel aux parties concernées de la nécessité d’honorer leurs signatures et de respecter toutes les dispositions de cette déclaration, en particulier les points portant sur la neutralité du Liban à l’égard des conflits régionaux et internationaux, l’appui à l’armée et la pacification sécuritaire, politique et médiatique. Cela implique un désengagement total vis-à-vis de la crise syrienne. Continuer à ignorer la déclaration de Baabda ou se dérober à l’égard de ce texte est un coup que l’on porte à la crédibilité arabe et internationale du Liban. »

- Samy Gemayel, député du Metn et coordinateur général du comité central Kataëb, après un entretien avec le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï : « Il est nécessaire de rétablir les contacts entre les divers protagonistes afin de sortir de la situation actuelle et de relancer le dossier des élections. À nos yeux, la loi électorale reste la question centrale, parce qu’elle est le prélude au redémarrage des institutions. En effet, qui dit loi électorale dit élections et qui dit élections dit formation d’un gouvernement. Il y a, en outre, un texte sur lequel tous les Libanais s’étaient mis d’accord, c’est la déclaration de Baabda. Cette déclaration est la clé de la solution. C’est un texte officiel qui a été transmis aux Nations unies et à la Ligue arabe. »

- Alain Aoun, député de Baabda (bloc du Changement et de la Réforme) : » La crise gouvernementale a besoin d’une table de dialogue pour être réglée. Voilà (plus de) cinq mois que Tammam Salam a été désigné à la présidence du Conseil et le cabinet n’a pas été formé. Il faut donc s’asseoir autour d’une table de dialogue, une table de crise nationale qui discuterait des points de désaccord et mettrait un terme à l’immobilisme dans le pays (...). Il faut revenir à la mise en œuvre du principe de la distanciation effective, et non pas uniquement verbale, à l’égard des événements en Syrie. Nous sommes en faveur du retrait du Hezbollah et de tous les Libanais du territoire syrien. Plus ils s’y impliquent et plus il y aura des difficultés pour parvenir à une solution et former un gouvernement. »

- Khodr Habib, député du Akkar et membre du bloc du Futur : « On sait qui a mis des conditions rédhibitoires à la formation du gouvernement. Le Hezbollah insiste pour avoir le tiers de blocage (en faveur du 8 Mars) et veut imposer les noms des ministres. Certaines clauses de l’initiative lancée par le président de la Chambre, Nabih Berry, violent les prérogatives du chef de l’État et du Premier ministre et d’autres la résolution 1701 du Conseil de sécurité. Je considère qu’il s’agit bien plus d’une manœuvre que d’une initiative. En tout état de cause, le Hezbollah et ses alliés nous ont accoutumés à ne pas respecter leurs engagements. »

- Assem Araji, député de Zahlé (bloc du Futur) : « Il faut remercier le président de la Chambre pour son initiative qui redonne du mouvement à la scène politique. Mais quels qu’en soient les auteurs, les initiatives ne mèneront à rien. La seule alternative, c’est que le Premier ministre désigné, Tammam Salam, présente une mouture gouvernementale au président de la République conformément à la Constitution. Il n’y a pas de raison de retarder la mise en place d’un gouvernement puisqu’il est clair que le Hezbollah rejette toutes les initiatives et toutes les propositions. »

- Élie Keyrouz, député FL de Bécharré : « Le cœur du problème au Liban, quels que soient les développements qui se produisent et les bruits que cela fait, réside toujours dans l’arsenal du Hezbollah, contraire à la Constitution, au pacte national et à la légalité. Les résultats des élections législatives de 2005 et de 2009 ont montré que plus de la moitié des Libanais rejettent les arsenaux hors du cadre de l’État. En dépit de notre foi dans le dialogue en tant que principe dans la vie et dans la politique, notre vrai problème, c’est qu’il nous est impossible de dialoguer avec le Hezbollah. »
- Cheikh Nabil Kaouk, vice-président du conseil exécutif du Hezbollah : « Le 14 mars, qui avait promu le slogan de la “culture de la vie”, est aujourd’hui dans le même camp que les takfiristes qui ont mené l’assaut sur Maaloula. En outre, nous le voyons jouer un rôle d’incitation aux guerres et à l’agression contre la Syrie et souhaiter qu’il y ait plus de morts dans ce pays. Chaque fois que nous demandons une solution pacifique, ils (les protagonistes du 14 Mars) réclament la poursuite de la crise. Comment peuvent-ils prétendre à la fois respecter la déclaration de Baabda et vouloir une frappe contre la Syrie ? Où donc est le slogan de la neutralité du Liban? Et puis nous n’avons pas misé, nous, sur l’évolution de la situation en Syrie pour changer la donne au Liban. Quant à eux, ils misent sur...
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