Pour sa première en tant que capitaine des Girondins, Cédric Carrasso, le portier bordelais, sera opposé au PSG et son armada offensive ce soir au Parc des Princes dans le cadre du match d’ouverture de la cinquième journée du championnat de France. Lionel Bonaventure/AFP
Si contractuellement les choses n’ont pas bougé pour l’heure – les deux parties devraient se mettre d’accord prochainement –, c’est statutairement que la situation de l’ex-Toulousain a évolué.
Une suite naturelle, « un honneur de représenter ce club », admet le portier aquitain, à Bordeaux depuis quatre ans, qui jouait déjà l’intérim la saison dernière en l’absence du Tchèque, parti cet été à Catane.
« J’ai toujours eu une certaine légitimité en raison de mon rôle, mes performances, mon expérience, explique-t-il. Ça me permettra d’être un peu plus direct, franc et d’être un peu plus suivi. »
Ne croyez pas que le brassard va changer ce joueur âgé de 31 ans, 239 matches de L1 au compteur, irréprochable en ce début de saison, qui a clairement affiché sa volonté « de (s)’entourer de relais pour que tout le monde se sente concerné ».
« Sans être obnubilé » par ce nouveau statut, Carrasso reconnaît toutefois y avoir réfléchi. « Ramé m’a inspiré, on n’a pas mal discuté du rôle avec Steve Mandanda et les gardiens que j’ai côtoyés », énumère-t-il avant de confier que Fabien Barthez l’a « marqué ».
« Mais l’important, c’est d’être performant, les copains m’écoutent beaucoup mieux », ajoute-t-il.
Vision différente
Malgré ses origines sudistes, il n’a pas l’intention de sur-jouer le premier discours qu’il livrera auourd’hui.
« Je ne parle pas longtemps, mes discours sont assez courts, ça ne sert à rien de parler pour parler, explique l’Avignonnais. De par mon poste, je vois différemment des autres, je préfère dire les choses directement, même si elles sont désagréables. Il faudra trouver un équilibre. »
Sa première priorité, « le manque de communication avant-match entre les joueurs » qui perturbe, selon lui, les entames de matches des siens, pas au mieux au classement (15e, 4 pts).
Carrasso tempère cependant. « Ce n’est pas dramatique pour le moment, mais il nous faut des points. La qualité de certains matches n’a pas concordé avec des résultats positifs. En revanche, quand on est moins bien, on le paye comme à Saint-Étienne. »
Deuxième point à améliorer, l’agressivité défensive. « On a pris cinq buts dans nos six mètres, on n’a pas le droit, insiste-t-il. C’est dans la tête. Si tu te fais manger dans tes six mètres, ce n’est pas bon, c’est ça qu’il faut gommer. »
« Quand on voit notre parcours à l’extérieur en Coupe de France l’an dernier, avoir fait ça démontre une certaine forme de compétitivité au niveau de l’engagement. » Qu’il rêve de revoir dès ce soir.
« Bousculer Paris serait quelque chose d’exceptionnel. Que ce soit l’an dernier (0-0, 0-1) ou lors du Trophée des champions (1-2), on avait été accrocheur. Il faut trouver des motivations dans ce Trophée qui nous a laissé de l’amertume, montrer de l’ambition et de la détermination, souligne-t-il en pensant que « ça va passer à un moment ou un autre ».
Surtout, cela pourrait faire taire la vox populi locale, frondeuse ces derniers jours avec le président Jean-Louis Triaud – une pétition de supporteurs circule pour demander son départ – qu’en bon capitaine, il a prévu d’aller rencontrer prochainement.


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