Les ministres des Finances des 17 se retrouveront à Vilnius (Lituanie) pour une réunion informelle où ils tenteront de déminer plusieurs dossiers chauds comme le nouveau plan d’aide dont la Grèce va avoir besoin et la fin des programmes d’assistance de l’Irlande et du Portugal. Des sujets cruciaux sur lesquels il s’agit avant tout d’avancer, sans décision concrète à attendre.
« On va écouter tout ce que les pays sous perfusion ont à dire », résume une source gouvernementale européenne. Pour l’Irlande et le Portugal, la question est « peuvent-ils retourner sur les marchés (à la fin de leur programme d’aide respectivement à la fin 2013 et mi-2014)? Comment on les accompagne ? »
Les ministres des 17 examineront également si Chypre a rempli toutes les conditions pour bénéficier d’une nouvelle tranche d’aide de 1,5 milliard d’euros sur les 10 milliards promis par la zone euro et le FMI, et évalueront la situation de la Slovénie.
Ce pays, régulièrement vu comme le prochain candidat à un plan d’aide, a dû venir en aide à deux petites banques, Factor Banka et Probanka, en leur fournissant des garanties publiques. Un geste qui a fait monter les spéculations sur un éventuel besoin d’aide financière.
Malgré cet ordre du jour touffu, la réunion de l’Eurogroupe ne sera pas dictée par un sentiment d’urgence, la crise de la dette étant moins aiguë que par le passé.
Toutefois, la zone euro va rapidement devoir se replonger dans la gestion de la crise, alors que les premiers plans d’aide ont montré leurs limites.
Après la réunion de la zone euro, les ministres des 28 se réuniront vendredi après-midi puis samedi avec, au programme, l’avancement de l’union bancaire notamment le mécanisme pour régler le sort des banques en difficultés de la zone euro, qui se heurte aux réticences de Berlin.
(Source : AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine