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Moyen Orient et Monde - Entretien

« Attendez-vous à tout » en cas d’attaque, prévient Assad

Le président syrien s’est exprimé hier sur la chaîne américaine CBS.

« Si vous n’êtes pas prudents, vous en paierez le prix. (...) Il est difficile de prévoir ce qui va se passer. C’est une région perpétuellement au bord de l’explosion », a soutenu Bachar el-Assad lors de son entretien télévisé. Photo AFP

Lors d’un entretien télévisé diffusé hier par la chaîne américaine CBS, le président syrien Bachar el-Assad a mis en garde la communauté internationale concernant des frappes contre son pays. « Vous devez vous attendre à tout » en cas d’attaque, a lancé M. Assad. « Le gouvernement (syrien) n’est pas le seul acteur dans la région. Il y a différentes parties, différentes factions, différentes idéologies », a-t-il ajouté, n’excluant pas l’emploi d’armes chimiques « si les rebelles, ou des terroristes dans la région, ou tout autre groupe en possèdent ». « Je ne suis pas devin, je ne peux pas vous dire ce qui va arriver », a-t-il soutenu, ajoutant : « Si vous n’êtes pas prudents, vous en paierez le prix. (...) Il est difficile de prévoir ce qui va se passer. C’est une région perpétuellement au bord de l’explosion. »
Le président syrien a également appelé les élus américains à « demander à l’administration ses preuves » sur l’attaque chimique du 21 août. « Soyez transparents », a-t-il lancé. « Le monde entier est déçu par l’administration » Obama, a poursuivi M. Assad, assurant qu’elle n’avait pas « le plus petit morceau de preuve ». « Nous espérions qu’elle serait différente de l’administration Bush », a-t-il dit. « Dans cette affaire, Kerry n’a présenté aucune preuve », a-t-il estimé, évoquant également les éléments présentés par Colin Powell, alors secrétaire d’État, censés prouver la présence d’armes de destruction massive en Irak avant l’invasion du pays en 2003. « Dans la zone où on dit que le gouvernement a utilisé des armes chimiques, nous n’avons que des vidéos, des photos et des allégations. Nous n’y étions pas. Nos forces, notre police ne pensent pas la même chose », a-t-il affirmé, ajoutant : « Comment parler de quelque chose sans y avoir assisté ? (...) Notre gouvernement ne parle que quand il a des preuves. » « Les Russes ont des preuves totalement différentes, selon lesquelles les missiles ont été lancés de zones contrôlées par les rebelles », a-t-il également poursuivi.
« Le Congrès (américain) va voter dans quelques jours, et je crois que le Congrès est élu par le peuple pour le représenter. Les élus devraient donc se demander : qu’apportent les guerres à l’Amérique? Rien. Aucun gain politique, aucun gain économique, et pas une bonne réputation », a encore déclaré le président syrien. « C’est une guerre qui va contre les intérêts de l’Amérique. Pourquoi ? C’est une guerre qui va aboutir à soutenir el-Qaëda et les gens qui ont tué des Américains le 11-Septembre », a-t-il insisté.
Peu après la diffusion de l’entretien avec M. Assad, Ben Rhodes, porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison-Blanche, a réagi : « L’armée américaine est bien plus puissante que celle d’Assad ou de ses alliés. Nous allons lui envoyer un message très clair. Franchement, il n’a aucun intérêt à aggraver ce conflit. »
(Source : AFP)
Lors d’un entretien télévisé diffusé hier par la chaîne américaine CBS, le président syrien Bachar el-Assad a mis en garde la communauté internationale concernant des frappes contre son pays. « Vous devez vous attendre à tout » en cas d’attaque, a lancé M. Assad. « Le gouvernement (syrien) n’est pas le seul acteur dans la région. Il y a différentes parties, différentes factions, différentes idéologies », a-t-il ajouté, n’excluant pas l’emploi d’armes chimiques « si les rebelles, ou des terroristes dans la région, ou tout autre groupe en possèdent ». « Je ne suis pas devin, je ne peux pas vous dire ce qui va arriver », a-t-il soutenu, ajoutant : « Si vous n’êtes pas prudents, vous en paierez le prix. (...) Il est difficile de prévoir ce qui va se passer. C’est une région...
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