"Il vient discuter des relations bilatérales et de ce qui se passe dans la région, en particulier en Syrie", a déclaré à l'AFP un diplomate iranien sous couvert d'anonymat.
L'Iran est le principal soutien de la Syrie dans la région et a mis en garde à maintes reprises les Etats-Unis et leurs alliés, qui accusent le régime de Bachar al-Assad d'avoir utilisé des armes chimiques le 21 août près de Damas et envisagent une action militaire punitive.
Téhéran, qui condamne l'utilisation d'armes chimiques, affirme que l'attaque a pu être perpétrée par les rebelles.
Selon le diplomate iranien, M. Zarif rencontrait dimanche matin le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki et devait ensuite s'entretenir avec le ministre des Affaires étrangères Hoshyar Zebari avant une conférence de presse commune dans l'après-midi.
"Ce voyage a pour but de rapprocher nos points de vue sur les questions bilatérales et régionales", a déclaré M. Zarif avant son départ pour Bagdad.
L'Iran et l'Irak "partagent les mêmes inquiétudes concernant un nouveau conflit en train de naître dans la région", a-t-il ajouté, soulignant que Téhéran était "plus inquiet" que les autres pays de la région devant les "préparatifs de guerre dans notre voisinage".
Il a également assuré que le président américain Barack Obama était isolé après avoir échoué à convaincre les autres puissances mondiales de participer à une intervention militaire lors du sommet du G20 à Saint-Pétersbourg (Russie).
L'Iran a admis soutenir la Syrie en fournissant du matériel et en envoyant des "conseillers", mais a toujours démenti participer activement au conflit qui a fait, selon une ONG syrienne, plus de 110.000 morts depuis mars 2011.
L'Irak a pour sa part cherché à éviter de prendre publiquement position sur le conflit, qui a à plusieurs reprises débordé sur sa longue frontière avec la Syrie.
Les Etats-Unis demandent régulièrement à Bagdad d'arrêter les avions survolant son territoire et soupçonnés de transporter des armes entre l'Iran et la Syrie, mais l'Irak répète que même si ces vols ont diminué, le pays n'a pas les moyens de les empêcher complètement.


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