Le bloc parlementaire du Hezbollah, réuni hier sous la présidence du député Mohammad Raad. Photo Ibrahim Tawil
Le bloc s’est réuni hier à son siège de Haret Hreik sous la présidence de son chef, Mohammad Raad, et a publié un communiqué virulent à l’issue de ses travaux.
« L’agression américaine contre la Syrie ou la menace d’une agression est un acte arrogant incarnant le terrorisme organisé et direct, et constituant un défi pour la région et ses peuples », estime le communiqué, évoquant aussi « une menace flagrante contre la paix et la sécurité régionales et internationales ».
« Nous rejetons cette agression quels qu’en soient ses prétextes et ses limites. Elle ne parviendra pas à dissimuler son véritable objectif, qui est de relancer la machine israélienne et de tenter d’imposer la mainmise coloniale occidentale sur la région et ses ressources », ajoute le texte.
« Que l’administration européenne parvienne à la phase de l’implication directe dans l’agression contre la Syrie confirme nos certitudes selon lesquelles la crise que traverse ce pays frère depuis plus de deux ans n’est qu’un épisode dans le cadre du projet stratégique qui rêve d’une domination étrangère sur la région », affirme le bloc.
Sur le plan interne, il souligne que « les défis qui cernent le Liban, les problèmes qui s’aggravent à l’intérieur et la paralysie qui a gagné les institutions constitutionnelles, gouvernementales et
parlementaires mettent le pays devant des périls qui menacent sa stabilité et son devenir ».
« Le camp du 14 Mars assume la responsabilité entière de cette situation du fait de son insistance à entraver et à saboter, d’une part, les séances de la Chambre et, d’autre part, la formation d’un nouveau gouvernement », estime le bloc, selon lequel ce camp « met des conditions rédhibitoires devant le Premier ministre désigné ».
« Cela démontre le refus par ce camp d’une vraie participation et sa volonté délibérée d’instaurer le vide au pouvoir dans l’attente de bouleversements dont il escompte illusoirement qu’ils lui permettront de gouverner seul le pays », accusent encore les députés du Hezbollah.
Selon eux, le 14 Mars « se fonde en cela sur ses paris hasardeux en faveur des forces internationales ennemies et leurs annexes qui tentent de soumettre le peuple libanais à la politique de l’axe de la normalisation avec l’ennemi israélien et de réorganiser le pouvoir au Liban de manière à servir les intérêts de cet axe ».
Les députés s’en prennent à « ceux qui se sont écartés de la voie du dialogue, ont rejeté l’harmonisation toujours nécessaire entre l’armée, le peuple et la résistance, et ont mal interprété la teneur de la déclaration de Baabda ». Pour le bloc, c’est leur attitude « qui a conduit à la vulnérabilité du Liban au plan sécuritaire, aggravé les divisions entre les Libanais, épuisé l’économie et suscité une crise du pacte national ».
Avec Plumbly
Signalons par ailleurs que le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies au Liban, Derek Plumbly, a été reçu hier par le responsable des relations internationales du Hezbollah, Ammar Moussaoui, tout comme il a été reçu par ailleurs par le chef du bloc du Futur, Fouad Siniora.
À l’issue de l’entretien, M. Moussaoui s’est exprimé dans une déclaration sur la menace de frappe occidentale contre le régime syrien. Selon lui, « quels que soient les prétextes et les excuses que l’administration américaine tente de mettre en avant pour justifier sa frappe militaire sur la Syrie, celle-ci sera considérée comme une agression caractérisée et qui n’a d’autre justification que de soutenir le projet israélien et d’instaurer une hégémonie (américaine) sur la région ».


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve
CORRECTION ! MERCI : "Les 8 Malsains LIBANAIS ne cessent de baratiner...." !
14 h 26, le 07 septembre 2013