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Sport

Les latéraux ou la lutte des égaux

L’équipe de France avait rarement connu pareille situation sur ses flancs : aucune hiérarchie durable ne se dégage parmi les quatre arrières latéraux convoqués pour les matches de qualification au Mondial 2014 contre la Géorgie aujorud’hui et le Belarus mardi.
Côté droit : Debuchy ou Sagna ? Et à gauche, Évra ou Clichy ? Ces quatre-là ont fait le vide autour d’eux, reléguant au loin les Jallet, Fanni, Mathieu et Trémoulinas. Mais ils restent aussi très proches les uns des autres et aucun n’a de place réservée dans le onze de départ.
« Ça dépend du moment, de la forme aussi, avance le sélectionneur Didier Deschamps. Je n’ai pas d’inquiétude ou de hiérarchie. Ils sont là, ils ont l’habitude de venir, ils sont habitués au haut niveau. »
« On parle de joueurs qui jouent quand même assez fréquemment avec leurs clubs, il y a plus ou moins de concurrence mais ils ont tous du temps de jeu », remarque-t-il à propos de la bande des quatre, titulaires dans leurs clubs anglais.
Si les quatre sont proches, ce ne sont pas non plus des copies conformes ; des nuances de profils et d’état de forme les distinguent. Chaque côté propose une paire constituée d’un élément expérimenté plus à l’aise dans les tâches défensives (Sagna et Évra), et d’un joueur plus récent en Bleu et plus porté vers l’attaque (Debuchy et Clichy).
L’identité de l’adversaire, une Géorgie qui devrait se regrouper en défense et tenter sa chance en contre-attaque comme à l’aller (victoire française 3-1 en mars, avec Jallet et Clichy titularisés), pourrait donner un petit coup de pouce aux latéraux plus offensifs. Mais ce n’est pas si simple...

Sagna comme
Thuram ?
Àdroite, Debuchy (14 sélections, 1 but) connaît un début de saison pénible avec Newcastle. Sagna (35 capes) est plus performant, à Arsenal, mais joue dans l’axe pour dépanner.
Le passé récent plaide pour le Gunner, titulaire lors de deux des trois derniers matches des Bleus, contre l’Uruguay (0-1) et la Belgique (0-0). À Bruxelles à la mi-août, « Bac » avait parfaitement contrôlé son couloir et Hazard.
L’ancien d’Auxerre ne revendique pas la place de titulaire, assurant que son but était de « mettre le coach dans l’embarras, de donner le maximum pour le maillot et l’équipe de France ». « J’ai été performant à Arsenal en tant que défenseur central. À moi de l’être aussi à droite. Thuram l’a fait dans le passé, je ne vois pas pourquoi je ne le ferai pas », note-t-il aussi.
Debuchy, lui, semblait installé en équipe de France depuis ses débuts fin 2011. Le tatoué avait tiré profit des longues blessures de Sagna (genou, péroné) et d’une dynamique qui en faisait un des joueurs français les plus fiables.
« Debuch’ » avait aussi été choisi pour disputer le match le plus prestigieux de la tournée sud-américaine, face au Brésil (0-3). Il avait bien tenu Neymar avant de craquer en toute fin de partie, avec une erreur d’inattention et un penalty provoqué qui avaient alourdi l’addition.
À gauche, Évra (49 sélections) a longtemps été dans l’ombre d’Abidal, avant que celui-ci ne se déporte dans l’axe. Mais il a depuis vu la concurrence de Clichy émerger.
Le dernier match de « Pat’ » en Bleu remonte au France-Espagne de mars (0-1). Il n’a pas été appelé pour la tournée sud-américaine, un « choix sportif », selon Deschamps, même si l’idée d’éviter de relancer la polémique entre le Français et l’Uruguayen Suarez pourrait ne pas avoir été étrangère à ce choix.
Depuis, il effectue un début de saison moyen à Manchester United, fautif sur l’unique but concédé face à Liverpool le week-end dernier. Et il était question d’enrôler Coentrao (Real Madrid) dans les dernières heures du mercato, transfert qui ne s’est finalement pas fait...
Clichy (18 sélections) lui avait été préféré en Belgique, pour une performance poussive. Correct à Manchester City, où il a disputé les deux premiers matches de championnat mais pas le troisième samedi dernier, son allant offensif lui joue néanmoins parfois des tours, au détriment de la rigueur défensive. Mais ses centres pourraient représenter une arme intéressante face aux Géorgiens repliés.
©AFP
L’équipe de France avait rarement connu pareille situation sur ses flancs : aucune hiérarchie durable ne se dégage parmi les quatre arrières latéraux convoqués pour les matches de qualification au Mondial 2014 contre la Géorgie aujorud’hui et le Belarus mardi.Côté droit : Debuchy ou Sagna ? Et à gauche, Évra ou Clichy ? Ces quatre-là ont fait le vide autour d’eux, reléguant au loin les Jallet, Fanni, Mathieu et Trémoulinas. Mais ils restent aussi très proches les uns des autres et aucun n’a de place réservée dans le onze de départ.« Ça dépend du moment, de la forme aussi, avance le sélectionneur Didier Deschamps. Je n’ai pas d’inquiétude ou de hiérarchie. Ils sont là, ils ont l’habitude de venir, ils sont habitués au haut niveau. »« On parle de joueurs qui jouent quand même assez...
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