"Vous aurez, via les reportages qui ont été présélectionnés, des zooms sur la Syrie et le Mali. Mais sinon, c'est une 20e édition anniversaire, avec une exposition rétrospective qui va mélanger différentes catégories de médias sur la base des reportages récompensés depuis 20 ans. De nombreux lauréats seront présents", a indiqué à l'AFP Patrick Gomont maire (DVD) de Bayeux, coorganisateur du prix avec le département présidé par le sénateur NC Jean-Léonce Dupont.
Le jury international, qui sera présidé cette année par la journaliste anglo-américaine Christiane Amanpour, chef du service international de CNN, remettra sept trophées : presse écrite, télévision, radio, photo, télévision grand format, web journalisme et jeune reporter. La manifestation se déroulera du 7 au 13 octobre.
Lancé en 1994 par la ville de Bayeux, le prix Bayeux-Calvados récompense des reportages sur les guerres et leurs conséquences pour les civils, ou sur un fait d'actualité lié à la défense des libertés ou de la démocratie.
S'y est progressivement greffée une semaine de rencontres et de projections et un salon du livre. Les organisateurs proposent par exemple cette fois, en avant première, le documentaire "Drônes: la sale guerre d'Obama", suivi d'un débat avec ses auteurs Benoît Bringer et François-Xavier Trégan. Il doit être diffusé ultérieurement sur Canal+.
"C'est quelque chose d'intéressant parce qu'on ne parle pas beaucoup des drones, sauf pour dire que la France est intéressée par l'achat de drones. On ne parle pas forcément des conséquences des drones et des gars qui les pilotent à des milliers de km (de la cible) et peuvent atteindre des civils. Ca fait énormément de dégâts", a commenté M. Gomont.
La traditionnelle soirée grands reporters aura pour thème "les reporters face au défi d'Al-Qaïda" avec notamment Jon Randal du Washington Post et Asiem El Difraoui, auteur de l'ouvrage "Al-Qaïda par l'image".
Un hommage sera en particulier rendu à l'Américain James Natchwey, lauréat par deux fois en 1996 et 1999 du Prix, avec l'exposition d'une trentaine d'images issues de ses reportages.
Une stèle à la mémoire de journalistes tués en 2012 et début 2013 sera en outre dévoilée par le directeur général de Reporters sans frontières, Christophe Deloire.
"2012 a été l'année la plus meurtrière enregistrée par Reporters sans frontières depuis la première édition de son bilan annuel en 1995: 135 journalistes et net-citoyens ont payé de leur vie leur travail (...)- dont 63 en Syrie (...) pays le plus dangereux du monde" pour un reporter, selon le dossier de presse.
Parmi les nouveaux rendez-vous figure également la projection dans les rues de Bayeux d'un diaporama de 20 minutes d'images de l'AFP "sur les conflits et les grands mouvements des 12 derniers mois".
L'an passé, le Prix avait distingué Javier Espinosa (El Mundo) en presse écrite, Aris Messinis (AFP) en photo, Jeremy Bowen (BBC News) en radio et Nic Robertson (CNN) en télévision.
L'affiche de cette 20e édition reprend d'ailleurs une photo du reportage d'Aris Messinis, issu de son reportage "La bataille de Syrte", réalisé en Libye en octobre 2011.


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