Deux mots sur la transaction : le géant américain Verizon va débourser 130 milliards de dollars pour dénouer ses liens avec son homologue britannique Vodafone dans leur filiale commune de téléphonie mobile aux États-Unis. Les deux groupes ont officiellement confirmé être parvenus à un accord pour la vente des actifs américains du britannique Vodaphone, ses 45 % dans Verizon Wireless, à son partenaire américain. Cette transaction valoriserait Verizon Wireless à 289 milliards de dollars ! ! ! Pour comparer, le géant des télécoms Orange est valorise a 27 milliards de dollars.
Le chiffre est hallucinant : même si le deal Verizon Vodafone n’est que le troisième deal en taille totale de l’histoire, il bat deux records : la part en cash payé, 60 milliards de dollars sur un total de 130 milliards, et le montant reversé aux actionnaires de Vodafone : 84 milliards de dollars !
Certains parlent de divorce car pour eux, Verizon a payé trop cher ; premièrement, valoriser à 289 milliards une société qui a un chiffre d’affaires de 30 milliards et un bénéfice net de 1,6 milliard n’a rien d’une bonne affaire. Deuxièmement, sachant que Verizon Wireless a 101 millions d’abonnés, une telle valorisation reviendrait a un coût d’acquisition de 2 800 USD par abonné.
D’autres plus optimistes parlent du deal du siècle. Verizon aura les mains entièrement libres pour conduire sa stratégie à un moment où la concurrence sur le marché de la téléphonie mobile se fait de plus en plus pressante aux États-Unis, avec l’essor des opérateurs T-Mobile et Sprint. De plus, ces optimistes pensent que dans un futur assez proche, la telephonie mobile aura une part grandissante a jouer dans notre quotidien comme, pour citer un exemple, devenir un moyen de paiement qui remplacera les cartes bancaires pour les petites transactions.

