- Mohammad Chatah, conseiller du chef du courant du Futur, Saad Hariri : « Tout gouvernement qui ne reposerait pas sur une base solide formée de principes fondamentaux tomberait vite dans la paralysie ou serait victime d’implosion, quelle que soit sa nature. Le rythme des tractations autour de la mise en place du cabinet s’est intensifié, surtout après l’accroissement des dangers sécuritaires localement et, sur le plan régional, avec la nouvelle dimension prise par la guerre en Syrie. La discussion autour de la nature du gouvernement se poursuit, mais ce qui compte, ce sont les fondements sur lesquels il reposera et qui constitueront le dénominateur commun entre ses composantes. Il y a une série de principes qu’il faudra prendre en compte pour garantir la survie de tout gouvernement, quelle que soit sa forme. »
- Hikmat Dib, député de Baabda et membre du bloc du Changement et de la Réforme : « Nous sommes en faveur de toute initiative qui rassemble tous les protagonistes libanais. Les détails de l’initiative du président de la Chambre, Nabih Berry (appelant le chef de l’État à convoquer toutes les parties à un dialogue rapide sur les questions litigieuses), sont matière à discussion. Ce n’est pas un jeu, car elle contribue à désamorcer la tension sur la scène libanaise. L’ensemble des forces politiques a conscience de la situation dangereuse et de la nécessité de se rencontrer et de débattre de toutes les questions. Les forces distantes les unes des autres ressentent le besoin de faire un pas en direction de l’autre. »
- Ahmad Fatfat, député de Denniyé et membre du bloc du Futur : « L’initiative du président de la Chambre est dangereuse, car elle met les prérogatives du président de la République et du Premier ministre désigné au menu de la table de dialogue. En pratique, ce que M. Berry propose équivaut à un changement du système politique (...). La balle est aujourd’hui dans le camp du chef de l’État. Il est le seul à pouvoir appeler à un dialogue qui parachève ce qui avait été entamé précédemment ou bien former un cabinet capable de gérer les affaires du pays en se fondant sur la déclaration de Baabda et la neutralité du Liban dans le conflit syrien. »
- Cheikh Nabil Kaouk, vice-président du Conseil exécutif du Hezbollah : « La phase actuelle est très dangereuse. Elle ne supporte pas des approches aventureuses et des paris perdants. Nous conseillons au 14 Mars de se tenir à distance des diktats extérieurs et de ne pas penser à miser sur les conséquences d’une agression contre la Syrie afin de renverser les équations internes. Ces équations sont fortes et ne sont pas de nature à être secouées par des diktats ou par des agressions américaines. L’intérêt national impose aujourd’hui au 14 Mars de cesser de se livrer à un discours provocateur et sectaire et de se hâter de former un gouvernement d’union nationale qui n’exclut personne. »
- Élie Marouni, député Kataëb de Zahlé : « L’essentiel, ce n’est pas de tenir une réunion de cinq jours ou davantage, c’est de s’engager d’emblée à respecter les résultats de chaque réunion tenue. Il y a de (mauvaises) expériences passées avec le dialogue. Nous nous étions entendus sur plusieurs points, surtout dernièrement au sujet de la déclaration de Baabda, et puis nous avons vu le Hezbollah se dérober à son engagement à cet égard (...). Le problème avec l’initiative de M. Berry, c’est qu’elle modifie l’objectif principal du dialogue, censé porter sur les armes non légales et la stratégie défensive, et déplace le processus de formation du gouvernement de la présidence de la République et celle du Conseil à la table de dialogue. Il y a dans cela comme une transgression de toutes les institutions. »
- Anouar el-Khalil, député de Marjeyoun-Hasbaya et membre du bloc berryste : « Ce serait une erreur mortelle de ne pas joindre le président de la Chambre dans son initiative nationale visant à protéger le Liban et à consolider les facteurs de sécurité et de stabilité politique. Cette initiative constitue la voie de sortie saine à la crise dont souffre l’entité libanaise. »
- Jamal Jarrah, député de la Békaa-Ouest et membre du bloc du Futur : « Il y a
à l’heure actuelle des tractations autour de la formule des trois “8” pour le nouveau gouvernement. Elles sont favorisées par la situation explosive au niveau régional. Mais jusqu’ici, il n’y a rien de définitif sur ce plan. Il reste la question du programme politique du gouvernement, qui devrait être fondé sur la déclaration de Baabda, et celle de la participation du Hezbollah à la guerre en Syrie. La discussion en est encore à ses débuts. »
- Simon Abiramia, député de Jbeil (bloc du Changement et de la Réforme) : « La bataille du CPL consiste à empêcher que le Liban ne monte à bord du train de la violence. Les positions du chef du bloc, le général Michel Aoun, reposent sur l’ouverture et la prise en compte des inquiétudes des autres parties. Chaque partie au Liban a ses craintes, mais aucune formation politique libanaise ne nourrit l’intention de faire entrer le pays dans le cercle de la violence (...), toute personne responsable se rend compte qu’à l’ombre des périls qui nous entourent, il n’est pas possible de nous laisser aller à recourir à l’exclusion, à l’unilatéralisme et à l’arrogance politique. Les circonstances nous imposent à tous d’être présents au sein d’un gouvernement de rassemblement. »
- Imad el-Hout, député de Beyrouth III (Jamaa islamiya) : « La volonté de recourir au dialogue est toujours la bienvenue. Mais la question qui se pose est de savoir quel sera le contenu du dialogue. Nous réclamons le désarmement de tous les Libanais sans exception, or il y a là matière à faire exploser le dialogue. La déclaration de Baabda est une copie corrigée de Taëf. Celui qui considère que cette déclaration est morte considère du même fait que la Constitution est morte. La déclaration de Baabda est apte à la vie, et non pas les projets régionaux. »
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Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve