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Liban

Ils ont dit

-  Ali Fayad, député de Marjeyoun et membre du bloc du Hezbollah : « La phase actuelle ne supporte pas les calculs ambivalents ni les paris en demi-teinte. Toute partie qui justifie, sous quelque prétexte que ce soit, le comportement des takfiristes (islamistes sunnites) partage avec ces derniers la responsabilité d’avoir fait couler le sang libanais (...). La grande mission à l’heure actuelle est d’empêcher le Liban de tomber dans le précipice. Il faut le plus rapidement possible mettre en place un gouvernement d’union nationale qui assumerait toutes ses responsabilités en affrontant les menaces et les dangers, et qui serait un cabinet de salut national. Ce gouvernement devrait, à l’unanimité et de façon claire, prendre la décision d’anéantir les groupes takfiristes qui ont eu les mains tachées de sang. »

 

- Ahmad Fatfat, député de Denniyé (bloc du Futur) : « Il aurait peut-être fallu que le président de la République, Michel Sleiman, et le Premier ministre désigné, Tammam Salam, profitent de certaines situations, dont notamment la dégradation de l’état de la sécurité, pour former un gouvernement sur la base de l’intérêt national. Pour notre part, nous attendons ce gouvernement. Quant au Hezbollah, il est de fait capable d’entraîner ses alliés vers le vide total, car en réalité, il n’y a pas d’alliés, seulement des vassaux. La pratique a montré que Nasrallah donne ses ordres et que tous les autres suivent. »

 

- Salim Salhab, député du Metn et membre du bloc du Changement et de la Réforme : « Il n’y a rien de neuf dans le dossier gouvernemental. Mais nous espérons qu’à la suite du massacre de Roueiss, nous serons tous conscients de la gravité de la situation au Liban et nous serons solidaires les uns des autres pour former un cabinet de nature à rassurer les Libanais sur l’existence d’un stade minimal d’entente. »

 

-  Élie Marouni, député Kataëb de Zahlé : « La situation dangereuse sur le plan sécuritaire, l’effritement politique, l’absence de dialogue, le maintien d’un gouvernement d’expédition des affaires courantes, la paralysie du Parlement, la cessation des contacts entre les leaderships libanais, les attentats, l’effondrement économique, etc. Tout cela impose au Premier ministre désigné de faire preuve de plus de courage et de célérité dans la mise en place d’un nouveau gouvernement. »

 

- Abdel Magid Saleh, député de Bint Jbeil (bloc berryste) : « Il est souhaitable de changer l’ordre du jour sur la base duquel le Premier ministre désigné a entamé son action (...) La phase actuelle nécessite de sa part qu’il reconsidère l’idée d’un gouvernement neutre défendue par certaines parties. Nous avons besoin d’un cabinet représentant les principales forces politiques présentes à la Chambre. »

 

-  Nabil Nicolas, député du Metn (bloc aouniste) : « Celui qui entend sérieusement former un gouvernement est censé être en contact avec les partenaires concernés. Or les consultations menées par le Premier ministre désigné avec le Courant patriotique libre sont restées purement formelles. Après cela, il n’y a plus eu de contact entre Tammam Salam et le général Michel Aoun. On ne saurait faire face à la situation actuelle avec un gouvernement neutre. Nous préférons maintenir en place le gouvernement sortant plutôt que de former un autre qui serait de nature à aggraver nos problèmes. »

 

- Hadi Hobeiche, député du Akkar et membre du bloc du Futur : « Je suis en faveur d’un gouvernement neutre dont la tâche serait de soutenir les services de sécurité, en plus de l’intérêt qui devrait être porté aux aspects économique et social. À l’ombre des divisions radicales dans le pays, un cabinet de nature politique ne serait pas efficace (...). Le Premier ministre désigné finira par imposer un cabinet, même s’il ne satisfait pas tout le monde. Il est inacceptable que la démocratie devienne paralysée. »

-  Ali Fayad, député de Marjeyoun et membre du bloc du Hezbollah : « La phase actuelle ne supporte pas les calculs ambivalents ni les paris en demi-teinte. Toute partie qui justifie, sous quelque prétexte que ce soit, le comportement des takfiristes (islamistes sunnites) partage avec ces derniers la responsabilité d’avoir fait couler le sang libanais (...). La grande mission à l’heure actuelle est d’empêcher le Liban de tomber dans le précipice. Il faut le plus rapidement possible mettre en place un gouvernement d’union nationale qui assumerait toutes ses responsabilités en affrontant les menaces et les dangers, et qui serait un cabinet de salut national. Ce gouvernement devrait, à l’unanimité et de façon claire, prendre la décision d’anéantir les groupes takfiristes qui ont eu les mains tachées de...
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