Usain Bolt, déjà médaillé d’or du 100 m, vise le triplé ce soir en finale du 200 m, sa discipline phare. Kirill Kudryavtsev/AFP
Le Jamaïcain avait sauvé ses Mondiaux 2011 de Daegu en conservant sa couronne sur 200 m, quelques jours après son faux départ sur 100 m.
À Moscou, rien de tout cela. Bolt a déjà repris son bien sur la ligne droite, et on voit mal comment il ne continuerait pas sa collecte d’or ce soir.
Sur 200 m, le géant jamaïcain a sans aucun doute encore plus de marge que dans la discipline reine.
Son compatriote et partenaire d’entraînement Warren Weir tentera bien de mener l’opposition, mais personne n’y croit vraiment.
La lutte pour les accessits sera finalement plus attractive, dès lors que Bolt n’a visiblement pas les moyens d’aller chercher son propre record du monde (19”19).
En fait, la seule grosse incertitude qui pèse sur cette finale, c’est la présence ou non d’un orage au moment de son déroulement, comme pour le 100 m.
Deux championnes olympiques et du monde de leurs disciplines aimeraient avoir les mêmes assurances que Bolt au moment d’aborder leurs finales.
La Russe Anna Chicherova, qui évoluera devant un public sans doute déchaîné, devra maîtriser ses nerfs et son envie de bien faire pour satisfaire aux envies d’or de ses compatriotes supporteurs.
Mais elle devra composer avec l’Américaine Brigetta Barrrett, 22 ans et détentrice de la meilleure performance mondiale de la saison (2,04 m).
La nouvelle génération américaine sera également la principale source d’inquiétude pour l’Australienne Sally Pearson sur 100 m haies.
En deux temps trois mouvements, l’étudiante Brianna Rollings a rejoint le panthéon de la discipline en signant des chronos proprement époustouflants.
Avec 12 sec 26/100e lors des sélections américaines, elle a ainsi établi la 4e meilleure marque de l’histoire sur la distance, à cinq centièmes seulement du record du monde de la Bulgare Yordanka Donkova, réalisé à une autre époque (1988).

