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Moyen Orient et Monde - Instabilité

La Centrafrique s’enfonce dans la violence

Près de cinq mois après la prise du pouvoir à Bangui par les rebelles du Séléka, la Centrafrique s’enfonce dans la peur et la crise humanitaire, amenant le Conseil de sécurité de l’ONU à examiner hier d’éventuelles condamnations contre des membres de l’ex-rébellion. Un rapport qui doit être discuté par le Conseil de sécurité dénonce ainsi « un nombre croissant d’exactions et d’incidents attribués à des éléments incontrôlés du Séléka » : pillages, cambriolages, agressions sexuelles, « meurtres ciblés » et enrôlement d’enfants soldats. Le rapport fustige également « l’impunité dont bénéficient largement les responsables de violences », ce qui a conduit le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, à demander au Conseil d’« envisager les options appropriées, y compris l’adoption de sanctions ou la mise en place d’un comité d’experts. De hauts responsables de l’ONU ont donc demandé hier à la communauté internationale de se mobiliser pour éviter que le pays ne devienne un “État failli”, selon les termes de la responsable des opérations humanitaires Valerie Amos ».
D’autant que l’insécurité généralisée se double d’une crise humanitaire et sanitaire. Les violences ont en outre déplacé 206 000 personnes dans le pays même et fait fuir 60 000 dans les pays voisins, sur une population totale de 4,6 millions d’habitants.
Le nouveau pouvoir promet pourtant régulièrement de rétablir l’ordre et de cantonner les hommes en armes. Mais à Bangui comme en province, les témoignages d’habitants traumatisés continuent d’affluer, et les rebelles pillent sans distinction, comme en témoigne l’ahurissante scène vécue par le ministre de l’Élevage Joseph Bendounga, issu de l’opposition à l’ancien président Bozizé. « J’étais en train de lire mon parapheur jeudi dernier quand des éléments de Séléka ont fait irruption dans ma résidence. Je leur ai demandé ce qu’ils venaient faire, mais ils ne parlaient que l’arabe. J’ai appelé le ministre de la Justice qui m’a passé celui des Transports qui sait parler l’arabe et c’est lui qui leur a dit qu’ils se trouvaient à la résidence d’un ministre », a-t-il affirmé.

(Source : AFP)
Près de cinq mois après la prise du pouvoir à Bangui par les rebelles du Séléka, la Centrafrique s’enfonce dans la peur et la crise humanitaire, amenant le Conseil de sécurité de l’ONU à examiner hier d’éventuelles condamnations contre des membres de l’ex-rébellion. Un rapport qui doit être discuté par le Conseil de sécurité dénonce ainsi « un nombre croissant d’exactions et d’incidents attribués à des éléments incontrôlés du Séléka » : pillages, cambriolages, agressions sexuelles, « meurtres ciblés » et enrôlement d’enfants soldats. Le rapport fustige également « l’impunité dont bénéficient largement les responsables de violences », ce qui a conduit le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, à demander au Conseil d’« envisager les options appropriées, y compris...
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RÉCURENT AVEC UN (E) ! MERCI.

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

13 h 12, le 16 août 2013

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Commentaires (4)

  • RÉCURENT AVEC UN (E) ! MERCI.

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    13 h 12, le 16 août 2013

  • SOUS-DÉVELOPPEMENT RÉCURANT PATENT !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    09 h 49, le 16 août 2013

  • CONSTATS : PARTOUT LES MÊMES CHOSES. DE SYRIE EN IRAQ, SOMALIE, MALI, ET SANS COMPTERA D'AUTRES ET D'AUTRES : AGRESSIONS, CARNAGES, VIOLS ET TOUTE LA PANOPLIE DES CRIMES ABJECTS ET INHUMAINS... OU LES LOUPS A DEUX PIEDS !

    SAKR LOUBNAN

    13 h 58, le 15 août 2013

  • Vous avez aimé le Mali...vous allez adorer le Centrafrique.

    GEDEON Christian

    02 h 27, le 15 août 2013

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