* Samir Geagea, leader des Forces libanaises : « Le chef du CPL, le général Michel Aoun, pratique un « terrorisme politique » à l’encontre du Premier ministre désigné, Tammam Salam. La formation d’un gouvernement neutre et composé de technocrates est l’unique mesure réaliste et sécurisante pour le Liban en cette période. Ceux qui prédisent l’échec d’un tel cabinet avant même sa formation montrent par là que leur objectif est de torpiller la mise en place de tout gouvernement sur lequel ils n’auraient pas de contrôle. »
* Marwan Hamadé, député du Chouf : « La formation d’un gouvernement de fait accompli ne vise pas nécessairement à nuire à une quelconque partie politique. Il s’agirait plutôt d’un cabinet de fait accompli dans l’intérêt du peuple (...). Les Libanais aspirent à sortir des crises qu’un tel gouvernement est en mesure de régler, comme la crise économique et sociale, et la crise écologique. Ils acceptent de laisser en retrait, pour le dialogue ou pour une phase ultérieure, les questions stratégiques comme celle des armes. Mais tant que le Hezbollah restera empêtré en Syrie, discuter avec lui des armes serait inutile (...). Sans tenir compte de ce qu’a dit l’ambassadrice des États-Unis, chaque citoyen est inquiet de la situation intérieure et voudrait que cela cesse. Il y a une situation qui pousse psychologiquement les Libanais au désespoir, l’économie du Liban à la faillite et le Hezbollah a encore plus d’aventurisme. Il ne faudrait pas que le chef de l’État et le Premier ministre désigné se soumettent. »
* Michel Pharaon, député de Beyrouth, recevant sa collègue de Saïda, Bahia Hariri : « Il y a une fraction qui confirme, jour après jour, qu’elle se considère au-dessus de l’État, des institutions, des lois et des intérêts des gens qui payent leurs impôts et s’acquittent de leurs devoirs, sans recevoir en échange ce qui leur est dû en termes de sécurité, d’économie et de prestations sociales (...). Ce qui se passe sur la route de l’aéroport légitime l’exigence de l’ouverture d’un second aérodrome et rend celle-ci urgente (...). La situation à laquelle nous sommes parvenus est déplorable, sans gouvernement, sans élections législatives et avec des doutes sur la tenue de l’échéance présidentielle. Cela devrait nous inciter à ouvrir ces dossiers et à les traiter le plus rapidement possible. »
* Ahmad Fatfat, député de Denniyé et membre du bloc du Futur : « Les positions exprimées par le chef de l’État à Beiteddine au sujet du gouvernement montrent qu’il est désormais parfaitement conscient du fait que l’opinion publique souhaite un cabinet dans les plus brefs délais et que de nombreuses forces politiques ont compris qu’il n’y a guère de solution hors d’un gouvernement neutre. Les propos du président Sleiman sur ses prérogatives et ses responsabilités et sur l’histoire des gouvernements donnent à penser qu’il y aura très prochainement un gouvernement neutre. Un gouvernement monochrome regroupant uniquement les forces du 14 Mars est totalement exclu. »
* Dory Chamoun, leader du PNL : « Je crains que le Hezbollah ne reste hors la loi et je suis inquiet du prix que les Libanais auront encore à payer de ce fait. Il faut que le Hezb revienne dans le giron de l’État et qu’il respecte les lois et les institutions légales. »
* Jamal Jarrah, député de la Békaa-Ouest (bloc du Futur) : « Il est de la responsabilité du président de la République de procéder à la mise en place du gouvernement. On ne peut pas capituler toujours face au Hezbollah. Hier (lundi) les propos du président Sleiman montrent qu’il commence à se rendre compte du danger que représente le vide gouvernemental et la dégradation sécuritaire à laquelle nous assistons. Se soumettre à la volonté du Hezbollah est une chose très grave. Ce dernier tente par ses armes d’imposer ses vues dans tout. »
* Joseph Maalouf, député de Zahlé et membre du bloc des Forces libanaises : « Il y a des signes sérieux (sur la possibilité de la mise en place d’un nouveau gouvernement), mais plus nous nous éloignons de la date à laquelle Tammam Salam avait été désigné Premier ministre, plus les conditions rédhibitoires augmentent. Nous espérons que les efforts du président de la République déboucheront sur la formation d’un cabinet neutre. »
* Marwan Hamadé, député du Chouf : « La formation d’un gouvernement de fait accompli ne vise pas nécessairement à nuire à une quelconque partie politique. Il s’agirait plutôt d’un cabinet de fait accompli dans l’intérêt du peuple (...). Les Libanais aspirent à...


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