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Liban

« La crise politique a miné les institutions de l’État au service des intérêts du Hezbollah et de l’Iran », s’inquiète Connelly

La Chambre de commerce libano-américaine a organisé au Phoenicia un déjeuner en l’honneur de l’ambassadrice des États-Unis. Photo ANI

La Chambre de commerce libano-américaine a organisé au Phoenicia un déjeuner en l’honneur de l’ambassadrice des États-Unis, Maura Connelly, dont la mission au Liban touche à sa fin. Étaient conviés pour l’occasion les ministres démissionnaires des Finances, Mohammad Safadi, de l’Économie et du Commerce, Nicolas Nahas, du Tourisme, Fadi Abboud, et de l’Industrie, Vrej Sabounjian, l’ancien ministre Samy Haddad, l’ambassadeur du Liban à Washington, Antoine Chédid, le président du Conseil économique et social, Roger Nasnas, le président du conseil exécutif de l’Union des banques arabes, Joseph Torbey, ainsi que plusieurs autres personnalités du monde des affaires, aux côtés du président de la Chambre de commerce libano-américaine, Sélim Zeenny.
Dans son discours, Mme Connelly s’est dit « inquiète parce que la crise politique actuelle a miné les institutions de l’État au service des intérêts du Hezbollah et de son parrain, l’Iran ». « Je crains, a-t-elle ajouté, que cette tendance ne conduise le Liban sur une pente dangereuse. Le Hezbollah a prouvé à maintes reprises qu’il se soucie peu des normes comportementales internationales, ce qui a récemment conduit l’Union européenne à l’inscrire sur la liste européenne des organisations terroristes. Aujourd’hui, ce sont les règles de jeu libanaises qu’il foule au pied. »
Pour Mme Connelly, « il ne fait pas de doute que la violation de la déclaration de Baabda par le Hezbollah ébranle l’État libanais et risque de transformer le Liban d’un pays qui traite avec les effets de la crise syrienne en un pays impliqué franchement dans un conflit syrien plus large ».
Elle a exprimé le souhait que « la communauté d’hommes d’affaires libanais œuvrera fermement, avec ceux qui essaient de préserver l’équilibre fragile des intérêts, à protéger le Liban ». « Le premier pas sur cette voie est d’insister pour la mise en place d’un gouvernement respectable et compétent. Le second, c’est d’œuvrer pour une loi électorale acceptable, permettant d’organiser les législatives dans un proche avenir », a affirmé Mme Connelly, avant de poursuivre : « La démocratie libanaise a besoin d’être rétablie pour que la communauté des hommes d’affaires libanais, à savoir l’artère vitale du Liban, puisse œuvrer pour préserver la force de ce pays. »
Après avoir souligné par ailleurs « l’énorme potentiel du Liban » au plan économique, illustré, selon elle, par « la présence massive de compagnies américaines dans le pays », la diplomate a relevé les « obstacles » qui empêchent ces compagnies de se développer davantage. « Ces problèmes vous sont familiers : il s’agit de la bureaucratie, de la corruption et de l’absence de protection suffisante de la propriété intellectuelle, qui représentent autant d’obstacles aux investissements et à l’activité commerciale. Le Liban n’est toujours pas complètement ouvert aux investissements, que ce soit aussi à cause du coût élevé de l’électricité ou de la lenteur de la connexion Internet. Ces facteurs affaiblissent les capacités des compagnies libanaises et américaines à être compétitives et à créer des opportunités de travail auxquelles les jeunes Libanais talentueux aspirent. »
Tout en relevant les efforts déployés par le secteur privé pour supprimer les barrières devant les investissements, pousser vers une réforme pour combattre la corruption, elle a constaté que le processus de réforme avance lentement « alors que le Liban et son économie ont besoin de mesures rapides, surtout à la lumière de l’afflux permanent de réfugiés syriens ».
La Chambre de commerce libano-américaine a organisé au Phoenicia un déjeuner en l’honneur de l’ambassadrice des États-Unis, Maura Connelly, dont la mission au Liban touche à sa fin. Étaient conviés pour l’occasion les ministres démissionnaires des Finances, Mohammad Safadi, de l’Économie et du Commerce, Nicolas Nahas, du Tourisme, Fadi Abboud, et de l’Industrie, Vrej Sabounjian, l’ancien ministre Samy Haddad, l’ambassadeur du Liban à Washington, Antoine Chédid, le président du Conseil économique et social, Roger Nasnas, le président du conseil exécutif de l’Union des banques arabes, Joseph Torbey, ainsi que plusieurs autres personnalités du monde des affaires, aux côtés du président de la Chambre de commerce libano-américaine, Sélim Zeenny.Dans son discours, Mme Connelly s’est dit « inquiète...
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