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Économie - Liban - Aviation

Pilotes contre TMA : le feuilleton-fleuve reprend

Dans un communiqué publié hier, la direction de la compagnie de fret aérien Trans Mediterranean Airways (TMA) a demandé au syndicat des pilotes libanais de « mettre un terme à sa vendetta » contre elle et « de laisser les autorités compétentes s’occuper de l’affaire ».
Des membres de ce syndicat, des pilotes de la TMA et des représentants de diverses autres unions ont, à nouveau, manifesté hier devant le siège de la compagnie, situé à proximité de l’aéroport international de Beyrouth (AIB), en signe d’appui à leurs collègues.
Rappelons qu’un litige oppose depuis près de dix ans la TMA à ses anciens employés ; 46 pilotes (sur un total de 53) avaient été victimes en 2005 d’une mesure de licenciement collectif, la compagnie de fret étant en butte à des difficultés financières.
Plusieurs manifestations ont eu lieu depuis, dénonçant une action « arbitraire » et « injuste ». En dépit des nombreuses réunions et tentatives de médiation de la part du ministre du Travail en fonction à l’époque, Marwan Hamadé, et de ses successeurs, aucune entente n’a jusque-là pu aboutir entre les parties concernées.

Le nouveau patron a hérité des problèmes de ses successeurs
Initialement fondée en 1953 par l’homme d’affaires libanais Mounir Abou Haïdar, la TMA a connu des hauts et des bas au cours des trente dernières années, de l’interruption de ses activités en 1985, en raison de la guerre civile, à son interdiction, en 2002, d’opérer des vols vers l’Europe, et la cessation de ses activités peu de temps après. Elle a finalement été rachetée en 2008 par l’homme d’affaires Mazen Bsat.
En se portant acquéreur de la TMA, M. Bsat, déjà propriétaire de la controversée compagnie d’aviation Flying Carpet (rebaptisée depuis Med Airways, dont le nom a été mêlé à une affaire de convoi illégal d’argent), a, de fait, hérité des conflits entre l’administration précédente et les employés de la TMA. Il avait renouvelé en 2009 sa détermination à « combattre les dissensions au sein de la compagnie » et exprimé son désir de « tourner la page ».
« En dépit de ses difficultés financières, la TMA a continué de verser les salaires à ses pilotes pendant la période allant de 2002 à 2005, sans que ces derniers aient à travailler entre-temps », a souligné hier le communiqué de la compagnie.
« La mobilisation d’aujourd’hui intervient après de nombreuses démarches de la part du syndicat auprès des responsables concernés (...), afin de faire pression sur les actionnaires de la compagnie, qui ont embauché des pilotes étrangers alors que des pilotes libanais sont, aujourd’hui, au chômage », a rétorqué, le même jour, le président du syndicat des pilotes, Fadi Khalil.
Dans un communiqué publié hier, la direction de la compagnie de fret aérien Trans Mediterranean Airways (TMA) a demandé au syndicat des pilotes libanais de « mettre un terme à sa vendetta » contre elle et « de laisser les autorités compétentes s’occuper de l’affaire ».Des membres de ce syndicat, des pilotes de la TMA et des représentants de diverses autres unions ont, à nouveau, manifesté hier devant le siège de la compagnie, situé à proximité de l’aéroport international de Beyrouth (AIB), en signe d’appui à leurs collègues. Rappelons qu’un litige oppose depuis près de dix ans la TMA à ses anciens employés ; 46 pilotes (sur un total de 53) avaient été victimes en 2005 d’une mesure de licenciement collectif, la compagnie de fret étant en butte à des difficultés financières.Plusieurs...
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