« La seule solution pour parler avec l’Iran est le dialogue sur un pied d’égalité », a déclaré hier Hassan Rohani lors d’un discours devant le Parlement. Atta Kenare/AFP
Le nouveau président iranien Hassan Rohani a prêté serment hier devant le Parlement, au lendemain de sa prise de fonctions officielle. Ce religieux modéré âgé de 64 ans avait alors promis d’agir pour lever les sanctions « injustes » imposées par les Occidentaux en raison du programme nucléaire controversé de Téhéran et qui paralysent l’économie du pays. « Le pays a besoin d’une détermination nationale pour s’éloigner de l’extrémisme et (mettre en œuvre) des politiques modérées », avait-il également estimé. « On ne peut pas faire céder le peuple iranien (sur ses droits nucléaires) par les sanctions et les menaces de guerre (...) La seule solution pour parler avec l’Iran est le dialogue sur un pied d’égalité », a donc déclaré hier le nouveau dirigeant lors d’un discours devant le Parlement. « Si vous voulez une réponse appropriée, n’utilisez pas le langage des sanctions mais plutôt celui du respect », a-t-il encore insisté. « Je déclare clairement que nous n’avons jamais cherché la guerre avec le monde », a encore affirmé M. Rohani. Le nouveau président iranien, qui est aussi un fidèle de l’ayatollah Khamenei, véritable numéro un du pays, a également tenté de rassurer les monarchies arabes du Golfe qui accusent Téhéran de s’ingérer dans leurs affaires internes : l’Iran « cherche la paix et la stabilité dans la région » et s’oppose à « tout changement de régime politique ou de frontières par la force ou par les interventions étrangères ».
Nouveau gouvernement de technocrates
Les États-Unis ont réagi en affirmant qu’ils seraient « un partenaire faisant preuve de bonne volonté » dans le dossier nucléaire si le nouveau gouvernement iranien « choisit de s’engager de manière substantielle et sérieuse à respecter ses obligations internationales ». Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a cependant accusé M. Rohani de partager l’objectif du régime iranien qui est, selon lui, la « destruction » de l’État hébreu. « Le (nouveau) président d’Iran a comparé il y a deux jours Israël à une blessure sur le corps du monde musulman. Le président d’Iran a peut-être changé mais les objectifs du régime n’ont pas changé », a dénoncé M. Netanyahu à la séance hebdomadaire du cabinet à Jérusalem, selon son bureau. Les pays occidentaux et Israël accusent Téhéran de chercher à fabriquer l’arme nucléaire sous couvert de son programme civil, ce que dément catégoriquement la République islamique. Et les négociations sur ce dossier entre les deux parties traînent depuis des années.
Le septième président de la République islamique d’Iran a par ailleurs présenté hier un gouvernement de technocrates expérimentés, qui aura pour priorités de redresser l’économie et de rétablir de bonnes relations avec l’Occident. Le président du Parlement Ali Larijani a affirmé que le vote de confiance interviendrait dans une semaine. La plupart des ministres choisis par M. Rohani ont déjà servi dans les gouvernements de l’ancien président modéré Akbar Hachémi Rafsandjani (1989-1997) et du réformateur Mohammad Khatami (1997-2005). C’est le cas de Bijan Namdar Zanganeh, ministre du Pétrole sous Mohammad Khatami, qui retrouve ce portefeuille. Il avait su tisser de bonnes relations avec les partenaires de l’Iran au sein de l’OPEP. Figure aussi dans la liste l’ex-ambassadeur d’Iran auprès de l’ONU (2002-2007), Mohammad Javad Zarif, qui prend les Affaires étrangères. Personnalité modérée, il avait joué un rôle actif dans les négociations nucléaires.
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"PRÊT AU DIALOGUE"............. ! C'EST C'LA OUI : YÎÎÎÎÎH ! !
10 h 52, le 05 août 2013