La finale du 50 m a viré à la catastrophe pour les Bleus : Florent Manaudou, grand favori, n’a pris que la 5e place. Bousquet finit 8e. Le titre est pour Cielo.
OLJ /
le 05 août 2013 à 00h00
Grosse désillusion pour le Français Florent Manaudou qui ne finit qu’à la 5e place de la finale du 50 m nage libre remportée par le Brésilien Cielo.
Il espérait l’or. Il n’aura rien. Florent Manaudou rêvait de doubler la mise, un an après son titre olympique sur 50 m nage libre. Sur ce qu’il avait montré lors des séries et des demi-finales, où il avait signé systématiquement le meilleur chrono, le Français semblait un ton au-dessus de la concurrence. Mais le 50 m, épreuve si particulière, nécessite un total relâchement. La crispation est l’ennemie du sprinter sur la longueur de bassin. Crispé, Manaudou l’a été, d’un bout à l’autre de la finale. Seulement cinquième à l’arrivée, avec un chrono très décevant (21’’64) par rapport à ce qu’il peut produire, il rate non seulement l’or, qui revient pour la troisième fois consécutive à Cesar Cielo, mais aussi un podium qui aurait eu valeur de consolation. Florent Manaudou n’a pu s’appuyer sur son habituel point fort, le départ, celui où il fait généralement la différence. Une fois à la bagarre, il a pioché, sans jamais parvenir à déployer la vitesse nécessaire. Tout le contraire de Cesar Cielo. Le Brésilien, plus expérimenté, a sorti la course qu’il fallait, nageant en 21’’32. Victoire nette et sans bavure pour Cielo, qui devance le Russe Vladimir Morozov de 15 centièmes (21’’47) et le Trinitéen George Bovell (21’’52), qui est venu arracher un bronze surprise à la ligne d’eau numéro huit. Cielo a retenu la leçon de sa finale décevante des Jeux de Londres, où il n’avait pris que la troisième place alors que l’or lui semblait promis. Cette fois, la grosse désillusion est donc pour Florent Manaudou. Après avoir affiché son assurance toute la semaine, après avoir annoncé la couleur après son excellent 21’’37 des demi-finales (« je peux aller encore plus vite », avait-il assuré vendredi soir), il est complètement passé à côté. Frédérick Bousquet, l’autre tricolore présent dans cette finale, a fini huitième et dernier de la course en 21’’93, mais sa présence en finale constituait déjà une belle satisfaction pour le médaillé de bronze du 50 m papillon. Pour l’équipe de France, l’échec de Florent Manaudou tombe mal au lendemain de celui du relais 4x200 m. Le record des dix médailles de Shanghaï, il y a deux ans, ne sera pas atteint.
Il espérait l’or. Il n’aura rien. Florent Manaudou rêvait de doubler la mise, un an après son titre olympique sur 50 m nage libre. Sur ce qu’il avait montré lors des séries et des demi-finales, où il avait signé systématiquement le meilleur chrono, le Français semblait un ton au-dessus de la concurrence. Mais le 50 m, épreuve si particulière, nécessite un total relâchement. La crispation est l’ennemie du sprinter sur la longueur de bassin. Crispé, Manaudou l’a été, d’un bout à l’autre de la finale. Seulement cinquième à l’arrivée, avec un chrono très décevant (21’’64) par rapport à ce qu’il peut produire, il rate non seulement l’or, qui revient pour la troisième fois consécutive à Cesar Cielo, mais aussi un podium qui aurait eu valeur de consolation.Florent Manaudou n’a pu s’appuyer...
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