L'émir du Koweït, cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah, a nommé dimanche par décret un nouveau gouvernement qui compte 7 membres de la famille régnante et au sein duquel les ministères du Pétrole, des Finances et de la Défense changent de titulaire.
La formation du nouveau cabinet fait suite aux élections législatives du 27 juillet, les deuxièmes en huit mois, boycottées par l'opposition qui conteste une réforme électorale.
L'ex-gouverneur de la Banque centrale, cheikh Salem Abdel Aziz Al-Sabah, qui avait démissionné l'an dernier pour protester contre une importante hausse des dépenses publiques, a été nommé ministre des Finances.
Le ministre sortant des Finances Mustafa al-Shamali devient ministre du Pétrole, un poste qu'il assurait à titre intérimaire depuis quelques mois à la suite de la démission de Hani Hussein.
Outre le Premier ministre, cheikh Jaber Moubarak Al-Sabah, six autres membres de la famille régnante des Al-Sabah font partie du cabinet, un de plus que dans le dernier gouvernement.
Ils contrôlent les ministères clés de la Défense, de l'Intérieur et des Affaires étrangères ainsi que ceux des Finances, de l'Information et de la Santé.
Cheikh Ahmad Humoud Al-Sabah a été remplacé au ministère de l'Intérieur par cheikh Mohammad Khaled Al-Sabah, alors le chef d'état-major cheikh Khaled al-Jarrah Al-Sabah a succédé à cheikh Ahmad Khaled Al-Sabah à la tête du ministère de la Défense.
Les ministres du Commerce, du Développement, des Affaires sociales et du Travail, de l'Education et des Affaires islamiques ont été reconduits. Le député Issa al-Kundari, nouvellement élu, a été nommé ministre des Communications.
Le dernier gouvernement, dirigé également par cheikh Jaber, avait démissionné la semaine dernière après les élections du 27 juillet.
Le nouveau cabinet, le 12e depuis 2006, a été formé avant la séance inaugurale du nouveau Parlement, prévue le 6 août.
Le Koweït est secoué par des crises politiques à répétition, qui ont conduit à la démission de 11 gouvernements depuis 2006 et à six dissolutions de la Chambre dans cette période.
L'instabilité politique bloque des projets de développement en dépit d'excédents budgétaires colossaux et d'avoirs publics estimés à 400 milliards de dollars.
Le Koweït détient 10% des réserves pétrolières mondiales et pompe 3 millions de barils de brut par jour.
La formation du nouveau cabinet fait suite aux élections législatives du 27 juillet, les deuxièmes en huit mois, boycottées par l'opposition qui conteste une réforme électorale.
L'ex-gouverneur de la Banque centrale, cheikh Salem Abdel Aziz Al-Sabah, qui avait démissionné l'an dernier pour protester contre une importante hausse des dépenses publiques, a été nommé ministre des Finances.
Le ministre sortant des Finances Mustafa al-Shamali devient ministre du Pétrole, un poste qu'il assurait à titre intérimaire depuis quelques mois à la suite de la démission de Hani...

