Joumblatt : Il semble que nous devrions nous attendre à encore plus de roquettes et autres cadeaux après Homs. Photo archives
- Tammam Salam, Premier ministre désigné : « Les secteurs ciblés abritent des lieux à la symbolique nationale élevée. C’est un nouvel épisode d’une série d’opérations suspectes menées ces derniers temps dans diverses régions. » Les planificateurs de ces actes profitent du climat de crise politique prévalant actuellement pour aller de l’avant dans la mise en œuvre d’un plan dangereux visant à déstabiliser le Liban et à semer la confusion dans les rangs des Libanais.
« Les services concernés ne doivent épargner aucun effort pour faire la lumière sur ces actes et sanctionner les planificateurs et les exécutants. Le devoir national impose à toutes les forces au Liban de barrer la route à ces fauteurs de troubles, de recourir au dialogue entre elles, unique moyen de régler les différends politiques, et de resserrer les rangs autour des institutions légales de l’État, au premier rang desquelles vient la présidence de la République. »
- Fouad Siniora, chef du bloc du Futur : « Les propos tenus par le président Sleiman montrent une fois de plus qu’il est un chef d’État veillant sur le respect de la Constitution, conséquent avec lui-même, ses convictions et sa position de défenseur des spécificités du Liban et de son message, et soucieux de la souveraineté et de l’indépendance.
« En mon nom personnel et au nom des députés du bloc du Futur, je salue le président de la République, le général Michel Sleiman, parce qu’il est le modèle exprimant les aspirations des citoyens, musulmans et chrétiens au Liban et dans l’émigration. Il est le président qui a prouvé qu’il défend avec sincérité et honneur la République libanaise et la souveraineté, l’indépendance, la liberté et la dignité du Liban.
« C’est ce même président qui avait eu l’honneur de protéger le soulèvement du peuple libanais le 14 mars 2005, celui de faire face à l’agression israélienne et de soutenir la brave résistance du peuple en juillet 2006 et celui de diriger la première bataille sérieuse de l’armée libanaise contre le terrorisme à Nahr el-Bared.
« Ce président consensuel mérite notre hommage à tous pour ses prises de position patriotiques et historiques. Je condamne avec force les tirs traîtres de roquettes dans la nuit d’hier sur Baabda et Fayadiyé. Le peuple libanais sait qui était visé, mais les objectifs de ceux qui ont ordonné ces tirs ne se réaliseront pas. »
- Walid Joumblatt, chef du PSP : « Est-ce un crime si le président de la République, numéro un de l’État et protecteur de sa Constitution, défende la démocratie et le pluralisme au Liban, lesquels, en dépit de toutes leurs lacunes et failles confessionnelles et sectaires, ont réussi à se maintenir au milieu d’un environnement arabe et régional qui s’est distingué, lui, par ses dictatures oppressives et tyranniques ? Est-ce un crime si le premier symbole de la République prend la défense de l’État et de son monopole exclusif (de la force), dont l’absence durant les années de guerre a ouvert la voie au chaos et aux tueries ? Est-ce un crime s’il met en garde contre un retour à ce temps sinistre ?
« Est-ce un crime si le président, lui qui est le chef suprême des forces armées et un ancien commandant en chef de l’armée, évoque les causes qui entravent la mission de l’armée, et notamment la dualité des armes légales et non légales? Est-ce un crime s’il avertit contre la persistance du vide gouvernemental, critique à juste titre l’échange de conditions rédhibitoires et appelle à la formation d’un cabinet neutre pour sortir de l’impasse ?
« Est-ce un crime si le chef de l’État renouvelle son appel à une discussion effective autour de la stratégie de défense, surtout après l’implication de parties libanaises dans des conflits hors des frontières, et à présent que (...) des dégâts ont été causés par la réorientation des armes de la Résistance ?
« Il semble que nous devrions nous attendre à encore plus de roquettes et autres cadeaux après Homs. »
- Samir Geagea, chef des Forces libanaises : « Je n’aurais jamais cru que des Libanais prendraient pour cible le président de la République et tout ce qu’il représente de cette façon odieuse et affligeante. Même Israël ne l’a pas fait lors de ses plus grandes agressions contre le Liban.
« La cible des roquettes était parfaitement évidente, la première étant tombée au-dessus du palais de Baabda et la seconde en contrebas. On sait que ce type de projectiles ne se distingue pas par sa précision.
« Je saisis l’occasion pour saluer le chef de l’État, Michel Sleiman, après les positions nationales et constitutionnelles limpides qu’il a adoptées lors de la cérémonie de la fête de l’Armée. Je condamne avec force la campagne médiatique déclenchée aussitôt après la fin de son discours à coups d’expressions insultantes et choquantes. Cette campagne a été d’ailleurs complétée quelques heures plus tard par les tirs de roquettes, puis une nouvelle campagne est menée (contre le président) depuis ce matin (hier).
« Tout cela montre que certains ne veulent plus ni d’un président de la République ni même d’une République, car ils sont à l’aise dans la leur. Mais cela va à l’encontre de la position de la majorité écrasante des Libanais. »
- Boutros Harb, député de Batroun : « On ne peut plus se taire face au terrorisme exercé à l’encontre de toute personne qui refuse que le pays reste soumis à l’hégémonie des armes non légales. On ne peut pas non plus accepter l’intimidation pratiquée contre la présidence de la République et l’armée légale rien que parce qu’ils remplissent leur devoir constitutionnel et national.
« Car il est du devoir du chef de l’État de rester attaché à ses prérogatives et de défendre le pays et ses institutions. Et toute personne qui cherche à l’empêcher de faire cela conspire contre la patrie et contre les Libanais. »
- Samy Gemayel, député du Metn et coordinateur du comité central Kataëb : « Le temps est venu pour une campagne de solidarité globale avec le président de la République, le général Michel Sleiman, qui nous a rendu l’espoir en cette période obscure.
« J’ai voulu exprimer ma solidarité avec le chef de l’État après ce qui s’est produit hier et qui constitue un défi pour lui et pour nous tous. Il ne fait pas de doute que les roquettes de Yarzé constituaient un message à son intention. Ce n’est pas un hasard que cela se passe après le discours de la fête de l’Armée. Nous ne pouvons que proclamer que nous sommes à ses côtés afin de rassembler les Libanais autour des constantes nationales historiques de l’État, de la Constitution et des institutions. »
- Nayla Moawad, ancienne ministre, à l’issue d’une visite d’adieux de l’ambassadrice des États-Unis, Maura Connelly : « Nous ne pouvons plus accepter que les messages au Liban et entre Libanais soient envoyés par le biais de roquettes, identifiées ou pas. Ces tirs sont survenus en réplique aux positions adoptées par le président de la République à l’occasion de la fête de l’Armée. Et ces positions sont une lueur d’espoir et une feuille de route non pas pour un camp politique libanais aux dépens de l’autre, mais pour tous ceux qui croient dans l’État libanais indépendant dans ses décisions et souverain sur l’ensemble de son territoire. »
- Le mouvement du Renouveau démocratique (RD) : « Nous condamnons avec force les tirs qui ont pris pour cible le secteur du palais présidentiel. Le RD proclame son soutien total au chef de l’État, Michel Sleiman, pour les positions fermes qu’il a adoptées à l’occasion de la fête de l’Armée, surtout en ce qui concerne la dualité des armes et la nécessité de les placer dans le giron de l’État, le refus de la participation de parties libanaises aux combats qui se déroulent à l’intérieur de la Syrie, de crainte d’importer la guerre au Liban, et enfin la nécessité de former un gouvernement le plus rapidement possible.
« Ces prises de position souverainistes et authentiquement constitutionnelles expriment l’intérêt supérieur du Liban face à ce tournant décisif que traverse la région, tout comme elles expriment l’opinion de la majorité écrasante des Libanais, qui veulent le rétablissement de l’État et la tenue de leur pays à l’écart des conflits régionaux et des guerres civiles confessionnelles et sectaires. »


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