Hadi Hobeiche, député du Akkar, membre du bloc du Futur : « Le général Aoun n’a pas le droit de présenter un recours en invalidation de la prorogation du mandat du commandant en chef de l’armée. Nul n’a le droit de présenter un tel recours, à l’exception des personnes es qualité lésées par la prorogation. Ainsi, il est du droit du général Chamel Roukoz (gendre du général Aoun et éventuel candidat à la succession du général Kahwagi) de présenter ce recours, mais d’après mes informations, il ne le fera pas. »
Hikmat Dib, député de Baabda et membre du bloc du Changement et de la Réforme : « La prorogation (projetée) du mandat du commandant en chef de l’armée, le général Jean Kahwagi, entre dans le cadre de la destruction programmée de l’État libanais. Le CPL compte présenter un recours en invalidation contre cette décision. Les juristes du CPL et du bloc du Changement et de la Réforme étudient la question. »
Marwan Farès, député PSNS de Baalbeck-Hermel : « Le général Kahwagi est un commandant en chef qui a réussi dans sa mission en préservant l’unité de l’armée à l’écart des structures confessionnelles et sectaires. Nous voulons la prorogation de son mandat sur la base de la politique de sauvegarde de l’unité de l’armée, loin des crises confessionnelles qui entravent la vie politique au Liban. »
Nagi Gharios, député de Baabda (bloc du Changement et de la Réforme) : « Il y a sept ou huit officiers qui sont habilités à présenter des recours. C’est leur droit, après tout, puisque la prorogation du mandat de leur chef est un coup qui est porté à eux et à leurs capacités. »
Assem Araji, député de Zahlé (bloc du Futur) : « L’article 55 de la loi de défense stipule qu’il est du droit du ministre de la Défense de demander au président de la République et au Conseil des ministres de proroger le mandat du commandant en chef. Cette option mise à part, nous risquons le vide au sein du conseil militaire. »
Élie Ferzli, ancien vice-président de la Chambre : « Il n’y a rien qui s’appelle un vide. Pourquoi ne parle-t-on jamais de vide dans aucun autre pays au monde ? La culture de la prorogation est à l’origine de l’effondrement de l’État dès 1995. »


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