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Économie - Croissance

La Fed attendrait encore avant de réduire son aide exceptionnelle

Une politique monétaire « très accommodante » de la part de la banque centrale des États-Unis restera de mise jusqu’à nouvel ordre.
La banque centrale des États-Unis (Fed) devrait décider mercredi de poursuivre dans l’immédiat son soutien exceptionnel à l’économie américaine, comme l’a assuré récemment son président, Ben Bernanke, décrivant une économie à la croissance modeste avec un chômage qui baisse lentement.
Le Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) devrait conclure une réunion ordinaire de deux jours en annonçant la poursuite jusqu’à nouvel ordre de ses injections de liquidités dans le circuit financier au rythme de 85 milliards de dollars par mois. Le comité devrait aussi répéter son engagement à maintenir le taux directeur de la Réserve fédérale dans la fourchette de 0 à 0,25 %, ce qu’il fait depuis fin 2008, « au moins tant que le taux de chômage restera au-dessus de 6,5 % », dans un cadre de stabilité des prix.
Le 17 juillet devant le Congrès, le patron de la Fed avait indiqué qu’« avec un chômage encore élevé et diminuant lentement (...), une politique monétaire très accommodante » restait « appropriée dans un futur proche ». Le taux de chômage se situait à 7,6 % en juin, comme le mois d’avant. Pourtant, si les données économiques le permettent, la Fed espère « dès cette année » commencer à ralentir ses 85 milliards de dollars d’achats de bons du Trésor et de titres hypothécaires, pour les conclure à la mi-2014, a répété M. Bernanke.
Depuis la dernière réunion du FOMC il y a six semaines, où le patron de la Fed avait dressé la feuille de route d’une diminution progressive des injections de liquidités, les marchés financiers ont connu une période de forte volatilité.
Le Dow Jones a perdu jusqu’à 600 points en deux jours. Le marché obligataire, inquiet de voir se retirer cet acheteur de poids que constitue la Fed, a fait remonter le rendement sur les bons du Trésor à 10 ans. Le taux d’intérêt sur le prêt immobilier à 30 ans, le plus utilisé, a aussi grimpé à 4,68 %, son plus haut en deux ans, selon la Mortgage Bankers Association.
Depuis, les marchés ont repris confiance et le Dow Jones a retrouvé des sommets notamment après que Ben Bernanke et un chœur de gouverneurs ont adouci leur message. Ils ont réaffirmé qu’une diminution des achats d’actifs dépendrait d’abord des données économiques et qu’une hausse des taux n’était envisagée que lorsque le chômage descendra sous les 6,5 %, et cela sans doute pas avant 2015.
Lors de son témoignage semestriel devant le Congrès, M. Bernanke a déclaré qu’il était « trop tôt » pour dire si le FOMC réduirait son soutien extraordinaire à l’économie lors de sa réunion de septembre. Beaucoup d’analystes y croient encore : « Si notre prévision d’une accélération de la croissance à 3 % au cours de la seconde partie de l’année se confirme (...), la Fed sera en piste pour une réduction de ses achats d’actifs dès septembre », affirme à l’AFP Brett Ryan, de Deutsche Bank.
Un chiffre crucial sera celui du produit intérieur brut (PIB) des États-Unis pour le deuxième trimestre qui est publié mercredi, le même jour que la fin de la réunion du FOMC. Il pourrait être décevant, après la croissance de 1,8 % au premier trimestre, affirme le Fonds monétaire international (FMI) qui, dans ces conditions, estime que la Fed devra continuer ses injections de liquidités jusqu’à la fin de l’année.
(Source : AFP)
La banque centrale des États-Unis (Fed) devrait décider mercredi de poursuivre dans l’immédiat son soutien exceptionnel à l’économie américaine, comme l’a assuré récemment son président, Ben Bernanke, décrivant une économie à la croissance modeste avec un chômage qui baisse lentement.Le Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) devrait conclure une réunion ordinaire de deux jours en annonçant la poursuite jusqu’à nouvel ordre de ses injections de liquidités dans le circuit financier au rythme de 85 milliards de dollars par mois. Le comité devrait aussi répéter son engagement à maintenir le taux directeur de la Réserve fédérale dans la fourchette de 0 à 0,25 %, ce qu’il fait depuis fin 2008, « au moins tant que le taux de chômage restera au-dessus de 6,5 % », dans un cadre de stabilité des...
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