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Liban - Citoyen Grognon

Vous avez dit crocodile ?

À l’heure où la population a les yeux rivés sur la récente décision européenne de mettre la branche armée du Hezbollah sur la liste des organisations terroristes, un crocodile pointe le bout de son nez dans le fleuve de Beyrouth. Un crocodile, dites-vous ? Non seulement un, mais deux ou trois crocodiles, assurent témoins, experts, officiels ou journalistes, images à l’appui.


La rumeur enfle. Le fleuve de Beyrouth serait infesté de crocodiles du Nil, espèce figurant parmi les plus dangereuses. Les Libanais tremblent. D’autres se tiennent les côtes. Encore échaudés par l’affaire du dragon du Komodo, qui a enflammé le quartier huppé de Rabieh et les médias par la même occasion il y a 10 ans exactement. Et qui ne s’est avérée être qu’une vaste blague.


Alors, farce ou réalité ? Seule l’enquête le dira. À moins que le reptile ne soit capturé dans les plus brefs délais, mettant fin aux ragots. Mais capturé par qui, alors que les autorités ne semblent nullement pressées d’organiser une battue ?
Quoi qu’il en soit, cette invraisemblable histoire a mis le doigt sur un dangereux trafic, celui des animaux sauvages, crocodiles, serpents, singes, tigres, perroquets ou autres créatures exotiques, dont certaines appartiennent à des espèces menacées d’extinction. Le Liban a pourtant adhéré en 2013 à la « Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées ». Serait-ce uniquement pour la forme ?


C’est donc par le biais de mafias protégées que ces animaux, capturés à travers le monde, sont généralement introduits au pays du Cèdre, étape transitoire vers d’autres destinations, où ils iront se produire dans des cirques, des foires ou même des zoos.


Certains de ces animaux sont gardés au Liban, destinés à servir d’animaux de compagnie à quelques particuliers, hurluberlus et irresponsables, qui rachètent les jeunes bêtes à prix d’or. Les jeunes bêtes ne peuvent être que mignonnes et attendrissantes ! Conquis, certains font même l’illusoire et stupide pari de les domestiquer, inconscients des dangers qui les guettent.


Mais, forcément, le problème finit par se poser. Il se pose dès l’instant où les animaux grandissent, qu’ils prennent plus d’espace que prévu, qu’ils dévorent tout sur leur passage, qu’ils piaffent d’impatience dans l’espace réduit dans lequel ils n’en peuvent plus d’être confinés. À tel point qu’ils en deviennent agressifs, voire dangereux.


Alors, on s’en débarrasse, comme d’un vieux chiffon. Et tant pis pour les conséquences ! Tant pis pour les pauvres créatures ! Tant pis pour les personnes qu’elles risquent d’attaquer, voire de blesser, sur leur passage !
Et le crocodile du fleuve dans tout ça ? L’histoire ne le dit toujours pas.

À l’heure où la population a les yeux rivés sur la récente décision européenne de mettre la branche armée du Hezbollah sur la liste des organisations terroristes, un crocodile pointe le bout de son nez dans le fleuve de Beyrouth. Un crocodile, dites-vous ? Non seulement un, mais deux ou trois crocodiles, assurent témoins, experts, officiels ou journalistes, images à l’appui.
La rumeur enfle. Le fleuve de Beyrouth serait infesté de crocodiles du Nil, espèce figurant parmi les plus dangereuses. Les Libanais tremblent. D’autres se tiennent les côtes. Encore échaudés par l’affaire du dragon du Komodo, qui a enflammé le quartier huppé de Rabieh et les médias par la même occasion il y a 10 ans exactement. Et qui ne s’est avérée être qu’une vaste blague.
Alors, farce ou réalité ? Seule l’enquête le dira. À...
commentaires (3)

"Serait ce uniquement pour la forme" ...... Tout est pour la Forme, la Frime dans ce cher pays du Cèdere...... Pavla Riga

Riga Pavla

07 h 18, le 27 juillet 2013

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Commentaires (3)

  • "Serait ce uniquement pour la forme" ...... Tout est pour la Forme, la Frime dans ce cher pays du Cèdere...... Pavla Riga

    Riga Pavla

    07 h 18, le 27 juillet 2013

  • Les vrais crocodiles au Liban ne sont pas ces deux qui auraient été jetés dans le fleuve de Beyrouth.

    Halim Abou Chacra

    05 h 18, le 27 juillet 2013

  • VOUS AVEZ DIT CROCODILE DANGEREUX, ALLEZ FRÉQUENTER NOS HOMMES POLITIQUES ET VOUS VERREZ LES VRAIS CROCODILES.

    Gebran Eid

    01 h 46, le 27 juillet 2013

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