C’est ce soir en principe que le chef de l’État, Michel Sleiman, retourne à Beyrouth après avoir été soigné du nerf oculaire gauche dans un des meilleurs hôpitaux de Boston. Et dès lundi, le président reprendra ses activités normalement en présidant notamment une réunion, particulièrement importante, du Conseil supérieur de défense (CSD).
Cette réunion sera axée sur quatre dossiers.
Un : les retombées de la décision de l’Union européenne (UE), qui a décidé cette semaine d’inscrire la branche militaire du Hezbollah sur sa liste noire des organisations terroristes.
Deux : l’afflux de réfugiés syriens au Liban qui a dépassé toutes les prévisions, même les plus pessimistes, après qu’il est apparu, officiellement, dans les chiffres que le nombre de non-Libanais résidant sur le territoire national équivaut presque à la moitié de la population libanaise. Le CSD évoquera ce dossier à tous les niveaux : politique, économique, médical, sanitaire et surtout sécuritaire, à l’aune de la recrudescence des délits (vols, rapts, etc.) commis par certains de ces réfugiés.
Trois : l’éradication du haschisch dans la Békaa. Ces opérations deviennent de plus en plus compliquées sur le plan sécuritaire ; les forces de l’ordre font face à une résistance assez féroce parfois ; d’où la nécessité d’appliquer la loi à tous, sans exception aucune.
Quatre : la prorogation du mandat des chefs militaires, qui passe par le report de la mise à la retraite du commandant en chef de l’armée Jean Kahwagi et du chef d’état-major Walid Salmane. Cette décision se base sur l’article 55 de la loi de défense, qui inclut une note officielle signée par le chef de l’État (en sa qualité de chef suprême des armées), qui conférera au général Kahwagi les prérogatives du Conseil militaire afin que celui-ci ne soit pas totalement paralysé.
Selon des sources autorisées, la décision sera prise mardi, et cette note sera flanquée d’un décret. C’est justement ce décret qui pourrait se voir infliger un recours en invalidation (de la part, notamment, du bloc aouniste). Il y a cependant là un petit hic : c’est auprès du Conseil d’État que ce recours en invalidation devra être présenté. Or, légalement, seule une personne que la décision de proroger le mandat du général Kahwagi léserait directement peut présenter un recours devant le Conseil d’État. En l’occurrence, cela devrait donc être un général maronite qui estimerait que le poste de patron de l’armée lui est accessible ou dû. Le gendre de Michel Aoun – le général Chamel Roukoz ?
Lire aussi
La sévère mise en garde de Aoun...
Un : les retombées de la décision de l’Union européenne (UE), qui a décidé cette semaine d’inscrire la branche militaire du Hezbollah sur sa liste noire des organisations terroristes.
Deux : l’afflux de réfugiés syriens au Liban qui a dépassé toutes les prévisions, même les plus pessimistes, après qu’il est apparu, officiellement, dans les chiffres que le nombre de non-Libanais résidant sur le territoire national...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Tout le monde s'auto prolonge ...pour que le Liban se prolonge en l'état...! quel désastre pour les vendeurs de cures de jouvence....!
18 h 19, le 28 juillet 2013