Rechercher
Rechercher

Liban

La sévère mise en garde de Aoun...

Le général Aoun au cours de sa conférence de presse. Photo Nasser Traboulsi

Le chef du CPL, le général Michel Aoun, a mis en garde hier contre la prorogation du mandat du commandant en chef de l’armée, le général Jean Kahwagi, et du chef d’état-major, le général Walid Salmane.
Les deux responsables militaires doivent faire valoir sous peu leurs droits à la retraite (en septembre pour le premier et en août pour le second).
« Une telle décision serait non seulement anticonstitutionnelle, mais nuirait aussi au moral des troupes », a affirmé le général Aoun lors d’un point de presse à Rabieh. « Il y a beaucoup de militaires qui sont qualifiés pour la direction de l’armée. Pourquoi insistent-ils (les responsables libanais) à violer les lois ? » a-t-il ajouté, non sans égratigner sérieusement le commandement de l’armée. Celui-ci, a-t-il affirmé, « avait cédé (aux pressions) et accepté l’arrestation des officiers au Akkar », dans l’affaire du meurtre des deux dignitaires sunnites, l’année dernière.
Accusant « les plus hautes autorités » de transgresser la Constitution, il a lancé : « Nous n’allons pas nous contenter de présenter un recours en invalidation, nous prendrons aussi position à l’égard de toute personne occupant au sein de l’État des fonctions de façon non légale. »
Il a précisé que le recours serait présenté à la fois devant le Conseil d’État et le Conseil constitutionnel, tout en précisant que sa formation allait « lutter contre les transgressions de la Constitution de l’intérieur et de l’extérieur des institutions ».
Face au blocage parlementaire et afin d’éviter un vide au sein du commandement de l’armée, les services du palais de Baabda auraient préparé un décret reportant la mise à la retraite du commandant et du chef d’état-major, sur base de l’article 55 de la loi de défense qui prévoit un tel report lorsque les circonstances l’exigent.
Le général Kahwagi serait ainsi reconduit dans ses fonctions jusqu’à la désignation d’un nouveau chef de l’armée, et le mandat du général Salmane serait prorogé pour une période de six mois, renouvelable sur proposition du commandant de l’armée.
Le décret en question serait fin prêt, et selon le site d’informations nowlebanon, il aurait même été signé par le président Michel Sleiman et par le Premier ministre démissionnaire Nagib Mikati, mais il ne sera promulgué, avant la fête de l’Armée le 1er août, que si la nouvelle séance plénière du Parlement, convoquée pour lundi prochain, ne se tient pas faute de quorum.
Mais le général Aoun a contesté au chef de l’État et au Premier ministre le droit de promulguer ce décret, estimant d’une part que les dispositions de l’article 55 « ne s’appliquent pas au statut du commandant en chef de l’armée » et, d’autre part, que la nomination de ce dernier relève des prérogatives du Conseil des ministres « dans son ensemble ».
Concernant la formation du nouveau gouvernement, le chef du CPL a affirmé que le pays « se dirige vers une crise importante ». « Nous avons besoin de dirigeants qui ne soient pas soumis aux volontés étrangères », a-t-il ajouté, accusant le chef de l’État, le Premier ministre sortant et le président de la Chambre d’être responsables de la crise actuelle.
Le général Aoun s’est même autorisé une critique à peine voilée à l’encontre du Hezbollah, qui ne le soutient pas dans l’affaire de la prorogation des mandats des chefs militaires. « La résistance et la corruption ne peuvent pas coïncider. L’une des deux annule l’autre », a-t-il dit, réitérant son engagement à œuvrer en vue de la « réforme des institutions ».
Le chef du CPL, le général Michel Aoun, a mis en garde hier contre la prorogation du mandat du commandant en chef de l’armée, le général Jean Kahwagi, et du chef d’état-major, le général Walid Salmane.Les deux responsables militaires doivent faire valoir sous peu leurs droits à la retraite (en septembre pour le premier et en août pour le second).« Une telle décision serait non seulement anticonstitutionnelle, mais nuirait aussi au moral des troupes », a affirmé le général Aoun lors d’un point de presse à Rabieh. « Il y a beaucoup de militaires qui sont qualifiés pour la direction de l’armée. Pourquoi insistent-ils (les responsables libanais) à violer les lois ? » a-t-il ajouté, non sans égratigner sérieusement le commandement de l’armée. Celui-ci, a-t-il affirmé, « avait cédé (aux pressions)...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut