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Moyen Orient et Monde - Révolte

Armes chimiques : les experts de l’ONU en Syrie

L’Arabie saoudite intensifie ses livraisons d’armes aux rebelles pour qu’ils chassent les forces pro-Assad d’Alep.

Dans Alep, des enfants batifolent dans un trou d’obus qui a crevé une canalisation d’eau. Hamid Khatib/Reuters

Des experts de l’ONU ont entamé hier leur première visite à Damas, pour obtenir des responsables syriens leur accès à tout le territoire afin de tenter d’établir la vérité sur l’utilisation présumée d’armes chimiques dans le conflit qui ravage la Syrie. Angela Kane, haute représentante des Nations unies pour les Affaires de désarmement, et Ake Sellstrom, chef de la mission d’enquête de l’ONU sur les armes chimiques en Syrie, doivent faire la lumière sur les accusations mutuelles du régime et de l’opposition sur un éventuel usage de gaz sarin. « En réponse à une invitation du gouvernement syrien, Mme Kane et M. Sellstrom sont arrivés en Syrie pour une visite officielle de deux jours au cours de laquelle ils rencontreront de hauts responsables syriens », a indiqué Khaled al-Masri, responsable de la communication et conseiller de l’ONU basé à Damas.

 

(Repère : Armes chimiques en Syrie : un état des lieux)


Le 11 juillet, l’ONU avait annoncé que les deux experts « avaient accepté l’invitation du gouvernement syrien à se rendre à Damas pour terminer les consultations sur les modalités de coopération requises » pour une éventuelle mission sur place. Au cours de leur visite, ils devraient en principe rencontrer le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Moallem, selon une source proche de la délégation. Mais leur mission s’avère très difficile, car le régime, appuyé par Moscou, insistait pour qu’ils se concentrent sur un incident attribué par Damas à l’opposition et survenu en mars à Khan el-Assal, près d’Alep. Selon l’ONU, Damas refusait que la mission se penche aussi sur des accusations portées contre l’armée par Londres et Paris concernant des incidents similaires à Homs en décembre 2012. Depuis, l’opposition a fait état de l’usage de ce gaz dans d’autres localités où les soldats affrontent les rebelles. Cette divergence avait empêché jusqu’à présent la mission d’enquête de l’ONU de se rendre sur place pour recueillir témoignages et échantillons.


Cette affaire est particulièrement délicate et peut changer le cours de cette guerre civile, car le 20 août 2012, le président américain Barack Obama avait affirmé qu’avoir recours à de telles armes ou même les déplacer reviendrait à franchir une « ligne rouge ». L’OTAN et les États-Unis avaient promis en décembre 2012 que le recours à ces armes entraînerait « une réaction internationale immédiate » et, en juin, la Maison-Blanche avait estimé qu’une « ligne rouge » avait été franchie, accusant M. Assad de les avoir utilisées mais Moscou avait jugé ces accusations « pas convaincantes ».

 

 

« Alep doit tomber aux mains des rebelles »
Cette visite des experts onusiens se déroule dans un climat d’extrême tension car, selon une source de l’opposition, « l’Arabie saoudite a décidé qu’Alep, ville et province, doit tomber aux mains des rebelles. Des armes et des munitions, dont des roquettes antichars, leur parviennent chaque jour pour cette bataille ». Une source prorégime a affirmé que l’armée « était sur la défensive, car elle manque de troupes pour pouvoir attaquer ». « La prochaine étape, c’est de prendre l’Académie Assad pour l’ingénierie militaire, située à l’entrée sud d’Alep et à quelques kilomètres de Khan el-Assal », affirme la source de l’opposition. Cette académie fait office de salle d’opérations pour l’armée, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Dans le sud de la Syrie, les rebelles sont aussi à l’offensive dans la ville de Nawa, près de la frontière jordanienne. Les bombardements et les combats dans cette zone ont causé mardi la mort de 31 personnes, dont neuf rebelles, selon un bilan de l’OSDH. « Les rebelles contrôlent désormais de larges parties de Nawa et il ne leur reste plus qu’à prendre le siège de la sécurité militaire et les bataillons qui l’entourent, dans la périphérie est de la ville », affirme un militant qui se fait appeler Sami Karam.

 

Par ailleurs, 11 civils, dont 5 femmes, ont été tués dans des bombardements contre le camp palestinien de Yarmouk à Damas, toujours selon l’OSDH, qui rapporte également qu’un convoi de camions et de bus transportant des civils a été attaqué par des insurgés dans le nord de la Syrie. Une femme a été tuée et 19 autres personnes ont été blessées, certaines se trouvant dans un état grave.

 

(Eclairage : « Les Kurdes ne veulent pas que les forces islamistes dominent leurs régions »)


Sur le plan humanitaire enfin, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a fait savoir que les autorités syriennes bloquent toujours l’accès à la vieille ville de Homs, où des civils pris au piège des combats ont un besoin urgent de vivres et d’équipements médicaux. Le CICR attend depuis 20 jours le feu vert de Damas pour entrer dans la vieille ville de Homs. Et à Paris, la vice-présidente de la Coalition nationale syrienne, Souheir Atassi, a regretté que l’aide humanitaire à la population soit devenue dans certains cas un « outil de pouvoir » et que celle de l’ONU n’atteigne pas « ceux qui en ont le plus besoin ».


 

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Des experts de l’ONU ont entamé hier leur première visite à Damas, pour obtenir des responsables syriens leur accès à tout le territoire afin de tenter d’établir la vérité sur l’utilisation présumée d’armes chimiques dans le conflit qui ravage la Syrie. Angela Kane, haute représentante des Nations unies pour les Affaires de désarmement, et Ake Sellstrom, chef de la mission d’enquête de l’ONU sur les armes chimiques en Syrie, doivent faire la lumière sur les accusations mutuelles du régime et de l’opposition sur un éventuel usage de gaz sarin. « En réponse à une invitation du gouvernement syrien, Mme Kane et M. Sellstrom sont arrivés en Syrie pour une visite officielle de deux jours au cours de laquelle ils rencontreront de hauts responsables syriens », a indiqué Khaled al-Masri, responsable de la...
commentaires (2)

maintenant, c'est sur , les saoudiens font partis des belligerants. qu'ils fassent attention, ils pourraient avoir le retour de baton, et ce n'est pas leur protecteur américain qui pourra les protègers et leurs valets qu'ils fassent aussi attention

Talaat Dominique

11 h 27, le 25 juillet 2013

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Commentaires (2)

  • maintenant, c'est sur , les saoudiens font partis des belligerants. qu'ils fassent attention, ils pourraient avoir le retour de baton, et ce n'est pas leur protecteur américain qui pourra les protègers et leurs valets qu'ils fassent aussi attention

    Talaat Dominique

    11 h 27, le 25 juillet 2013

  • CAD À DÉTRUIRE CETTE BELLE VILLE !

    SAKR LOUBNAN

    09 h 06, le 25 juillet 2013

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