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Nos lecteurs ont la parole

Ce petit pays qui est le mien

Jo HADDAD
– Avec la Méditerranée pour poubelle municipale
Et des vagues d’ordures pour arrêter les vagues
Et de vagues taches de mazout qui engloutissent les marées
Et qui ont à jamais la pollution à marée haute
Avec infiniment de brumes à venir
Avec le vent nauséabond, écoutez-le s’écrouler
Ce petit pays qui est le mien
– Avec des tours en béton pour uniques montagnes
Et de grises bétonneuses comme mâts de cocagne
Et des diables barbus qui s’entre-tuent partout
Avec la culture de la mort pour unique voyage
Et la corruption comme unique adage
Avec le vent d’incompétence, regardez-le s’effriter
Ce petit pays qui est le mien
– Avec des politiciens si cons que nos richesses sont perdues
Avec des flics pourris qui font les matamores
Avec un ciel si couvert de fumées que le Litani s’est pendu
Avec un horizon si gris qu’il faut lui pardonner
Avec le vent syrien qui vient s’écarteler
Avec le vent syrien, écoutez-le craquer
Ce petit pays qui est le mien
– Avec les réfugiés qui l’envahissent par milliers
Avec les discours et sermons comme somnifère du peuple
Quand les gens d’une confession s’étripent entre eux
Quand ceux d’une autre confession ne valent pas mieux
Quand le vent est aux pleurs, quand le vent est à la peur
Quand le vent de la guerre frappe à sa porte, écoutez-le gémir
Ce petit pays qui n’est plus le mien.

Jo HADDAD

(Pardon M. Brel d’avoir massacré votre sublime chanson.)
– Avec la Méditerranée pour poubelle municipaleEt des vagues d’ordures pour arrêter les vaguesEt de vagues taches de mazout qui engloutissent les maréesEt qui ont à jamais la pollution à marée hauteAvec infiniment de brumes à venirAvec le vent nauséabond, écoutez-le s’écroulerCe petit pays qui est le mien– Avec des tours en béton pour uniques montagnesEt de grises bétonneuses comme mâts de cocagneEt des diables barbus qui s’entre-tuent partoutAvec la culture de la mort pour unique voyageEt la corruption comme unique adageAvec le vent d’incompétence, regardez-le s’effriterCe petit pays qui est le mien– Avec des politiciens si cons que nos richesses sont perduesAvec des flics pourris qui font les matamoresAvec un ciel si couvert de fumées que le Litani s’est penduAvec un horizon si gris qu’il faut lui...
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