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Moyen Orient et Monde

Essayer de prouver, à 53 ans...

Le nouveau roi Philippe, peu disert et souvent emprunté en public, va essayer de prouver à 53 ans qu’il peut être à la hauteur de la tâche, dans un pays où le souverain n’est plus l’inoxydable lien entre Flamands et Wallons.
Né à Bruxelles le 15 avril 1960, Philippe, septième roi du pays depuis l’indépendance en 1830, est le fils aîné d’Albert II et de la reine Paola. En tant que prince héritier, il était resté depuis 20 ans dans l’ombre de son père Albert, qui avait accédé au trône en 1993, après le décès inopiné de son frère aîné, le roi Baudouin.
La vie du prince Philippe n’a pas toujours été un conte de fées. Dans les années 1960 et 1970, l’entente entre Albert, alors prince héritier, et son épouse d’origine italienne,
Paola, est au plus bas et le couple néglige l’éducation de leurs trois enfants, souvent hébergés dans des familles amies. Le jeune Philippe est un enfant timide, un trait de caractère qu’il a conservé. Il effectue des études plutôt médiocres chez les jésuites à Bruxelles, puis dans un lycée catholique huppé en Flandre. Il suivra ensuite une formation militaire, obtenant ses brevets de pilote de chasse, de parachutiste et de commando, avant de rejoindre les universités d’Oxford et de Standford, mais il reste un jeune homme introverti et mal à l’aise en public.
Il a déjà 39 ans, en 1999, lorsqu’il épouse une jeune aristocrate belge de 13 ans sa cadette au charme indéniable, Mathilde d’Udekem d’Acoz, qui donnera une touche de glamour à une monarchie souvent jugée ennuyeuse. Philippe a une sœur, Astrid, qui a épousé l’archiduc Lorenz d’Autriche-Este, un Habsbourg, et un frère, Laurent, « l’enfant terrible » de la famille royale. Il aurait aussi une demi-sœur, Delphine, fille illégitime d’Albert, tenue à l’écart de la famille royale.
En 1993, lorsque le roi Baudouin décède soudainement à l’âge de 62 ans et sans enfant, certains pensent que Philippe, dont il a veillé sur l’éducation et alors âgé de 33 ans, lui succédera. Mais la classe politique estime que le jeune homme, toujours célibataire, « n’est pas prêt », et c’est son père Albert qui succède à Baudouin. Depuis 20 ans, le prince a donc continué sa préparation. Il a pris un peu d’assurance, s’est laissé un temps pousser la barbe et a présidé des dizaines de missions économiques à travers le monde. Mais il manque toujours de naturel et de spontanéité, voire de diplomatie. Une image qu’a tenté de rectifier le palais en diffusant des photos de Philippe « au naturel », jouant avec ses enfants ou accueillant la petite princesse Élisabeth dans son bureau, à la manière de John F. Kennedy.
(Source : AFP)
Le nouveau roi Philippe, peu disert et souvent emprunté en public, va essayer de prouver à 53 ans qu’il peut être à la hauteur de la tâche, dans un pays où le souverain n’est plus l’inoxydable lien entre Flamands et Wallons.Né à Bruxelles le 15 avril 1960, Philippe, septième roi du pays depuis l’indépendance en 1830, est le fils aîné d’Albert II et de la reine Paola. En tant que prince héritier, il était resté depuis 20 ans dans l’ombre de son père Albert, qui avait accédé au trône en 1993, après le décès inopiné de son frère aîné, le roi Baudouin.La vie du prince Philippe n’a pas toujours été un conte de fées. Dans les années 1960 et 1970, l’entente entre Albert, alors prince héritier, et son épouse d’origine italienne,Paola, est au plus bas et le couple néglige l’éducation de leurs...
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