En effet, alors que son principal taux d’intérêt directeur, censé être le baromètre du crédit en zone euro, affiche le très faible niveau de 0,5 %, les taux pratiqués par les banques dans certains pays de la région envers les particuliers et les entreprises sont bien plus élevés, handicapant les investissements et la reprise. Jusqu’ici la BCE exigeait que les titres ABS qu’elle accepte bénéficient d’une double notation triple A. Dorénavant, elle acceptera une double notation A pour les six catégories d’ABS concernés, a-t-elle précisé dans un communiqué. Cette évolution reflète « une amélioration de la transparence et de la normalisation de ces titres », a ajouté l’institution monétaire de Francfort.
Par ailleurs, elle a décidé de réduire la décote applicable aux titres ABS acceptés, la portant à 10 % (contre 16 % actuellement) pour les mieux notés et à 22 % (contre 26 %) pour les autres.
Ces changements, qui devraient intervenir d’ici à octobre, devraient libérer 20 milliards de garanties disponibles en ABS. Une hausse qui sera compensée par une valorisation minorée des obligations sécurisées acceptées, pour prendre en compte le risque qui résulte de leur usage par l’émetteur lui-même, a ajouté l’institution.
Lors de sa réunion mercredi, le conseil des gouverneurs de la BCE a en outre continué de réfléchir à la manière d’améliorer le financement des PME, en particulier la possibilité d’accepter des tranches intermédiaires (mezzanine) de titres ABS adossés à des prêts aux PME comme garantie de ses liquidités, a ajouté la BCE. L’institution de Francfort a entamé au début du printemps une réflexion avec la Banque européenne d’investissement (BEI) et la Commission européenne sur le moyen de raviver le crédit aux PME, mais son président Mario Draghi a souligné à plusieurs reprises que la BCE assurait un rôle de soutien et qu’il n’était pas question que l’institution prenne de risques sur son bilan.
(Source : AFP)

