Un seul regret
Les psychiatres sont les garants de notre santé mentale. Les tribunaux leur demandent souvent de trancher en dernière instance. La tribune que la Société libanaise de psychiatrie a fait paraître le vendredi 12 juillet 2013 affirme, avec l’autorité que lui confère son statut, que les homosexuels sont des gens comme tout le monde, ni meilleurs ni pires, ce dont on s’est rendu compte depuis bien longtemps dans les pays civilisés et dans les grandes institutions de santé mondiale comme l’OMS.
Un regret seulement : que les membres de la SLP n’aient pas conclu leur imparable raisonnement par le fait que l’homosexualité devrait être dépénalisée et que donc l’article 534 du code pénal, qui peut envoyer un citoyen en prison pendant un an, devrait être supprimé par nos législateurs.
La commission parlementaire des Droits de l’homme, dont le rapporteur est M. Ghassan Moukheiber, pourrait, à la demande de la SLP, présenter un projet de loi abolissant cet article scélérat.
Nabil FAYED
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Le nouveau Charif Akhawi
Près de quarante ans après l’assassinat de Maarouf Saad, le 6 mars 1975, considéré à l’époque comme l’un des déclencheurs de la guerre civile libanaise survenue deux mois plus tard, le dimanche 23 juin restera une journée mémorable pour les Libanais en général et les gens qui étaient au Sud en particulier, surtout dans la région de Saïda ou dans les restaurants pour passer une journée calme. Aujourd’hui, au lieu d’avoir Charif Akhawi pour nous indiquer la route à suivre, les messages de what’sup pleuvent de partout pour nous prévenir et nous aider. La guerre de Abra aura coûté cher en vies humaines à notre unique planche de salut : l’armée libanaise, qui a pu mettre fin au terrorisme en moins de vingt-quatre heures, sans réussir toutefois à arrêter les coupables. Vivrons-nous donc un été chaud et l’histoire se répétera-t-elle sur le théâtre du Sud et à Saïda en particulier ? Les Libanais sont inquiets, nerveux, sans gouvernement, sans Parlement, sans tribunaux, et avec des responsables irresponsables. Tout porte à croire, dans ce climat pourri, que tout est possible et qu’avec les armes qui pleuvent de partout et pour toutes les milices, oui, une nouvelle guerre civile semble presque inévitable, sauf si un miracle se produit.
Antoine SABBAGHA

