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Moyen Orient et Monde - Espionnage

Affaire Snowden : Poutine tente de calmer le jeu

L’informaticien américain envisagerait de devenir russe.
Le président russe Vladimir Poutine s’est efforcé hier de calmer le jeu autour d’Edward Snowden, assurant privilégier les bonnes relations avec les États-Unis, alors que le fugitif américain a demandé un asile temporaire. « Les relations entre États sont beaucoup plus importantes que des chamailleries autour des activités de services spéciaux », a déclaré le président russe à la télévision. « Nous avons prévenu Snowden que toute activité de sa part, susceptible de porter atteinte aux relations russo-américaines, était inacceptable. » « Nous avons nos propres objectifs dans le développement des relations avec les États-Unis. (...) Nous sommes un pays indépendant avec une politique extérieure indépendante », a également souligné Vladimir Poutine. Il a cependant laissé entendre qu’il voyait dans l’affaire Snowden un exemple de ce qu’il perçoit comme une hypocrisie des États-Unis en matière de droits de l’homme. « La défense des droits de l’homme présente certains risques pour ceux qui s’en occupent. Si une telle activité est menée sous l’égide des États-Unis, c’est une activité assez confortable. Dès que quelqu’un critique les États-Unis, cela devient beaucoup plus compliqué », a observé le président russe. Vladimir Poutine a aussi laissé entendre que Snowden finirait par quitter la Russie : « J’ai l’impression qu’Edward Snowden ne s’est jamais fixé comme objectif de rester indéfiniment en Russie (...). C’est un jeune homme et à vrai dire je ne comprends pas très bien comment il s’est décidé (à publier les révélations), comment il a l’intention de faire sa vie, mais c’est son destin, son choix. »
L’ex-consultant du renseignement américain Edward Snowden, bloqué depuis plus de trois semaines dans un aéroport de Moscou, a officiellement demandé mardi un asile provisoire à la Russie. Son avocat Anatoli Koutcherena a cependant déclaré hier que Snowden pourrait demander la citoyenneté russe. « Il n’a pas exclu la possibilité de demander la citoyenneté russe. Il m’a dit : “Je n’ai pas l’intention de quitter la Russie” », a déclaré l’avocat devant la presse. Me Koutcherena a également expliqué que l’Américain pourrait bientôt quitter la zone de transit de l’aéroport Moscou-Cheremetievo. « Le service des migrations doit lui fournir dans les sept jours suivant le dépôt de sa demande une attestation selon laquelle son dossier est recevable. Ce certificat lui donne le droit de voyager en Russie », a précisé l’avocat. Ce dernier n’a pas exclu que leur prochaine rencontre puisse se dérouler « sur la place Rouge ». « Je vais lui montrer le mausolée (de Lénine) et la galerie Tretiakov (un des plus célèbres musées de la capitale russe). Il doit connaître notre culture ! » a annoncé l’avocat.
Les États-Unis ont toutefois d’autres projets pour l’ex-employé de la CIA et ont réitéré leur demande d’extradition de l’informaticien, qui est inculpé d’espionnage dans son pays en raison de ses révélations sur la surveillance électronique américaine à l’étranger. Pour sa part, le Kremlin, dont les réactions ont révélé depuis trois semaines un certain embarras, a soigneusement pris ses distances avec l’affaire Snowden. Le porte-parole du président russe, Dmitri Peskov, avait expliqué mardi que sa demande d’asile temporaire ne « concernait pas le président », mais le service fédéral des migrations.

(Source : AFP)
Le président russe Vladimir Poutine s’est efforcé hier de calmer le jeu autour d’Edward Snowden, assurant privilégier les bonnes relations avec les États-Unis, alors que le fugitif américain a demandé un asile temporaire. « Les relations entre États sont beaucoup plus importantes que des chamailleries autour des activités de services spéciaux », a déclaré le président russe à la télévision. « Nous avons prévenu Snowden que toute activité de sa part, susceptible de porter atteinte aux relations russo-américaines, était inacceptable. » « Nous avons nos propres objectifs dans le développement des relations avec les États-Unis. (...) Nous sommes un pays indépendant avec une politique extérieure indépendante », a également souligné Vladimir Poutine. Il a cependant laissé entendre qu’il voyait dans...
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