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Liban

Gouvernement : le Hezbollah refuse « les conditions impossibles du Futur et son raid politique »

Le député Nawaf Moussaoui, membre du bloc parlementaire du Hezbollah, a déclaré, lors d’une cérémonie organisée par le Hezbollah en hommage à l’un de ses martyrs jihadistes, que la commémoration du raid israélien de juillet 2006 « coïncide cette année avec une nouvelle attaque située à deux niveaux : il s’agit d’abord d’une attaque militaire, menée en Syrie contre l’État et le peuple, pour les écarter de la lutte contre Israël et isoler éventuellement la Résistance au Liban en l’encerclant et en la poignardant dans le dos ; ensuite une attaque politique, conduite au Liban même, par la tentative d’éradiquer le Hezbollah de l’équation politique ».
« Si l’État et le peuple en Syrie sortent vainqueurs de la bataille, alors le Liban restera uni, souverain, libre et indépendant », a affirmé M. Moussaoui. Dénonçant en outre « la tutelle américaine qui dicte à certaines parties politiques leurs choix concernant la marche des institutions », Nawaf Moussaoui a déclaré que « la participation du Hezbollah au prochain gouvernement, comme aux autres cabinets, ne relève ni de la générosité ni du choix de quelque partie, puisque nul ne peut accorder ou interdire cette participation. Celle-ci est un droit acquis du Hezbollah, émanant de la base populaire qu’il représente ».
Et le député hezbollahi d’ajouter que « le gouvernement ne se forme pas selon les humeurs de quelque puissance, ou de quelque parti politique, notamment le courant du Futur », estimant que « le gouvernement doit être représentatif de toutes les composantes du pays, sur la base de l’article 95 de la Constitution ». « Paralyser la formation du cabinet est une forme de raid politique », a-t-il conclu. Abondant dans le même sens, le chef du bloc parlementaire du Hezbollah, le député Mohammad Raad, a insisté sur « notre droit à participer à tout gouvernement selon le poids représentatif de notre public et de notre peuple ».
Dans le même sens, le député du même bloc, Hassan Fadlallah, a stigmatisé « les entraves à la mission du Premier ministre désigné ». « Nous voulons que le gouvernement se forme par une volonté nationale, et non suite à des directives émanant d’ici et d’ailleurs », a-t-il déclaré. Il a également renvoyé au Futur, nommément, la responsabilité de l’échec de la formation d’un nouveau cabinet, « à cause de conditions imposées par le Futur et le 14 Mars, quand bien même elles dépasseraient leurs capacités et n’émaneraient d’ailleurs pas de l’intérieur ».
Pour le ministre démissionnaire, Mohammad Fneich, « quiconque impose un veto ou une condition impossible – et qu’il sait impossible – sur une autre composante du pays ne veut en aucun cas l’entente et refuse donc un cabinet efficace et capable de relever les défis ».
Appelant au « dialogue et à l’appui de l’armée », le député du bloc Amal Hani Kobeissy a souligné de son côté l’importance d’un « cabinet d’entente qui écarte le spectre de la discorde et des voitures piégées ». Reprenant la rhétorique du « veto du 14 Mars sur le camp opposé », le député berryste, Ali Khreiss, a estimé pour sa part que « d’aucuns doivent renoncer à la mentalité de l’exclusion de l’autre, qui a prouvé son échec au fil des événements au Liban ».
Endossant le discours du Hezbollah, le député Talal Arslane a déclaré, en s’adressant au Hezbollah : « Nous demeurerons unis face à tout ce qui menace l’unité de notre pays (...). Aucun gouvernement ne sera formé sans le triptyque armée-peuple-résistance ».
Enfin, le ministre démissionnaire des Finances, Mohammad Safadi, a appelé à accélérer la formation du nouveau cabinet, afin d’éloigner le risque « d’un recul aux niveaux sécuritaires et socio-économiques ». Il a en même temps estimé que « l’Arabie saoudite veille sur la stabilité au Liban ».
Le député Nawaf Moussaoui, membre du bloc parlementaire du Hezbollah, a déclaré, lors d’une cérémonie organisée par le Hezbollah en hommage à l’un de ses martyrs jihadistes, que la commémoration du raid israélien de juillet 2006 « coïncide cette année avec une nouvelle attaque située à deux niveaux : il s’agit d’abord d’une attaque militaire, menée en Syrie contre l’État et le peuple, pour les écarter de la lutte contre Israël et isoler éventuellement la Résistance au Liban en l’encerclant et en la poignardant dans le dos ; ensuite une attaque politique, conduite au Liban même, par la tentative d’éradiquer le Hezbollah de l’équation politique ». « Si l’État et le peuple en Syrie sortent vainqueurs de la bataille, alors le Liban restera uni, souverain, libre et indépendant », a...
commentaires (4)

RAID POLITIQUE ? C'EST EMBELLIR LES QUATORZISTES D'UN COSTUME D'APPARAT QU'ILS N'ONT PAS... DES PAROLES EN L'AIR , EH BIEN, OUI ! TOUT COMME TOUS LES AUTRES...

SAKR LOUBNAN

15 h 50, le 15 juillet 2013

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Commentaires (4)

  • RAID POLITIQUE ? C'EST EMBELLIR LES QUATORZISTES D'UN COSTUME D'APPARAT QU'ILS N'ONT PAS... DES PAROLES EN L'AIR , EH BIEN, OUI ! TOUT COMME TOUS LES AUTRES...

    SAKR LOUBNAN

    15 h 50, le 15 juillet 2013

  • La dictature criminogène de Bachar El Assad...n'a aucune chance à terme, de gagner sur le peuple syrien la rivière de sang est trop large et le/les schismes inter communautés consommé ...la guerre civile risque donc, de s'éterniser...et le Liban reste exposé un peu plus longtemps aux effets collatéraux internes et externes de ce conflit pourri....

    M.V.

    10 h 46, le 15 juillet 2013

  • Grace a Dieu le régime Syrien et ses suppôts ne peuvent gagner, et donc le Liban sera sauvé de la grippe du triptyque Syrie-Iran-Hezbollah. La Syrie voit aujourd'hui une épuration des éléments extrémistes de tout bord. Une fois bien épuisé nous verrons alors un peu de lumière au bout du tunnel car ils auront réussi a voir "le tiers détruit, le second tiers mis hors d’état de nuire et le troisième tiers soumis a la volonté de la majorite des peuples de la région": Son désir pour une vie libre et démocratique dans la dignité et le respect. Avec la dernière citation je rends a César ce qui appartient a César!

    Pierre Hadjigeorgiou

    10 h 13, le 15 juillet 2013

  • "Si l’État en Syrie sort vainqueur de la bataille, alors le Liban restera uni, souverain, libre et indépendant." ! Sinon ? La P a r t i t i o n ? Nous y voilà yâ hassratâhhh ! Äâl anti-israel äâl, laklak mallah nusayrîh Foutaise !

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    06 h 01, le 15 juillet 2013

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