« Si l’État et le peuple en Syrie sortent vainqueurs de la bataille, alors le Liban restera uni, souverain, libre et indépendant », a affirmé M. Moussaoui. Dénonçant en outre « la tutelle américaine qui dicte à certaines parties politiques leurs choix concernant la marche des institutions », Nawaf Moussaoui a déclaré que « la participation du Hezbollah au prochain gouvernement, comme aux autres cabinets, ne relève ni de la générosité ni du choix de quelque partie, puisque nul ne peut accorder ou interdire cette participation. Celle-ci est un droit acquis du Hezbollah, émanant de la base populaire qu’il représente ».
Et le député hezbollahi d’ajouter que « le gouvernement ne se forme pas selon les humeurs de quelque puissance, ou de quelque parti politique, notamment le courant du Futur », estimant que « le gouvernement doit être représentatif de toutes les composantes du pays, sur la base de l’article 95 de la Constitution ». « Paralyser la formation du cabinet est une forme de raid politique », a-t-il conclu. Abondant dans le même sens, le chef du bloc parlementaire du Hezbollah, le député Mohammad Raad, a insisté sur « notre droit à participer à tout gouvernement selon le poids représentatif de notre public et de notre peuple ».
Dans le même sens, le député du même bloc, Hassan Fadlallah, a stigmatisé « les entraves à la mission du Premier ministre désigné ». « Nous voulons que le gouvernement se forme par une volonté nationale, et non suite à des directives émanant d’ici et d’ailleurs », a-t-il déclaré. Il a également renvoyé au Futur, nommément, la responsabilité de l’échec de la formation d’un nouveau cabinet, « à cause de conditions imposées par le Futur et le 14 Mars, quand bien même elles dépasseraient leurs capacités et n’émaneraient d’ailleurs pas de l’intérieur ».
Pour le ministre démissionnaire, Mohammad Fneich, « quiconque impose un veto ou une condition impossible – et qu’il sait impossible – sur une autre composante du pays ne veut en aucun cas l’entente et refuse donc un cabinet efficace et capable de relever les défis ».
Appelant au « dialogue et à l’appui de l’armée », le député du bloc Amal Hani Kobeissy a souligné de son côté l’importance d’un « cabinet d’entente qui écarte le spectre de la discorde et des voitures piégées ». Reprenant la rhétorique du « veto du 14 Mars sur le camp opposé », le député berryste, Ali Khreiss, a estimé pour sa part que « d’aucuns doivent renoncer à la mentalité de l’exclusion de l’autre, qui a prouvé son échec au fil des événements au Liban ».
Endossant le discours du Hezbollah, le député Talal Arslane a déclaré, en s’adressant au Hezbollah : « Nous demeurerons unis face à tout ce qui menace l’unité de notre pays (...). Aucun gouvernement ne sera formé sans le triptyque armée-peuple-résistance ».
Enfin, le ministre démissionnaire des Finances, Mohammad Safadi, a appelé à accélérer la formation du nouveau cabinet, afin d’éloigner le risque « d’un recul aux niveaux sécuritaires et socio-économiques ». Il a en même temps estimé que « l’Arabie saoudite veille sur la stabilité au Liban ».


RAID POLITIQUE ? C'EST EMBELLIR LES QUATORZISTES D'UN COSTUME D'APPARAT QU'ILS N'ONT PAS... DES PAROLES EN L'AIR , EH BIEN, OUI ! TOUT COMME TOUS LES AUTRES...
15 h 50, le 15 juillet 2013