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Netanyahu condamne l'attaque d'un soldat ultra-orthodoxe par ses coreligionnaires

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a condamné l'attaque d'un soldat ultra-orthodoxe par des membres de sa communauté mardi soir dans un quartier religieux de Jérusalem et promis de sévir contre les auteurs de tels actes.

L'agression est intervenue en plein débat national sur la fin de l'exemption de service militaire pour des dizaines de milliers d'ultra-orthodoxes.

"Nous adopterons une ligne dure contre toute personne qui tentera d'intimider les citoyens qui accomplissent leur devoir civique", a déclaré M. Netanyahu dans un communiqué.

La police a secouru mardi soir un soldat ultra-orthodoxe attaqué par des dizaines d'habitants du quartier ultra-religieux de Mea Shearim.

"La meilleure réponse pour ces hors-la-loi est l'augmentation du nombre de conscrits haredim ("craignant Dieu", ultra-orthodoxes) à laquelle nous avons assisté ces dernières années", a indiqué M. Netanyahu, en soulignant que "ce nombre va encore augmenter à la suite de décision du gouvernement cette semaine de généraliser la conscription militaire".

Le gouvernement a adopté dimanche un projet de loi disposant que les ultra-orthodoxes, qui représentent environ 10% des 8 millions d'Israéliens, effectuent un service militaire ou civil.

Plusieurs personnalités politiques ont critiqué le silence des principaux dirigeants ultra-orthodoxes sur l'attaque de mardi.

Le ministre de la Défense Moshé Yaalon a quant à lui appelé "les dirigeants de la population haredi à condamner la violence et à lutter avec force pour éradiquer ce genre de phénomène".

"Nous ne pouvons pas laisser des éléments extrémistes menacer la sécurité de jeunes haredim qui ont décidé de s'engager dans l'armée et il faut leur appliquer la loi avec une tolérance zéro", a ajouté M. Yaalon, cité dans un communiqué de ses services.

"Il faut considérer avec la plus grande sévérité l'attaque (...) mais le fait que les dirigeants de la population haredi n'ont pas condamné cet incident choquant n'est pas moins grave", a déclaré l'ancien ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, président de la commission parlementaire des Affaires étrangères et de la Défense, à l'issue d'une réunion de cette commission.

Le chef du parti ultra-orthodoxe Shass, Aryeh Déri, est pour le moment le seul dirigeant du monde ultra-orthodoxe à avoir condamné l'attaque.

"Je condamne fermement ce phénomène, comme tous les actes dirigés contre des haredim qui choisissent de servir dans l'armée", à déclaré mercredi M. Déri à la radio militaire, ajoutant que les auteurs de l'attaque étaient des "radicaux à la marge".

Le service militaire est obligatoire en Israël et dure trois ans pour les hommes et deux pour les femmes. Mais des dizaines de milliers d'hommes ultra-orthodoxes étudiants dans des yeshivas (écoles talmudiques) en sont actuellement exemptés.

Une très petite minorité d'entre eux décident cependant de faire leur service militaire dans des unités spécialement aménagées, au risque de s'attirer les foudres de leur communauté.

Toutes les tentatives pour étendre le service militaire ont été violemment rejetées par les partis ultra-orthodoxes, mais ces derniers n'ont pas été intégrés dans la coalition formée par M. Netanyahu en mars.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a condamné l'attaque d'un soldat ultra-orthodoxe par des membres de sa communauté mardi soir dans un quartier religieux de Jérusalem et promis de sévir contre les auteurs de tels actes.L'agression est intervenue en plein débat national sur la fin de l'exemption de service militaire pour des dizaines de milliers d'ultra-orthodoxes."Nous adopterons une ligne dure contre toute personne qui tentera d'intimider les citoyens qui accomplissent leur devoir civique", a déclaré M. Netanyahu dans un communiqué.La police a secouru mardi soir un soldat ultra-orthodoxe attaqué par des dizaines d'habitants du quartier ultra-religieux de Mea Shearim."La meilleure réponse pour ces hors-la-loi est l'augmentation du nombre de conscrits haredim ("craignant Dieu", ultra-orthodoxes) à laquelle nous...