« Les autorités libanaises doivent mener une enquête complète sur la mort en détention de Nader al-Bayoumi, 35 ans, arrêté après les accrochages entre l’armée et les militants armés d’Ahmad el-Assir » à Saïda, exige l’organisation de défense des droits de l’homme.
Selon Amnesty, plusieurs personnes, arrêtées après ces violents incidents, ont rapporté « avoir été torturées par l’armée libanaise et les services de renseignements ». Amnesty publie dans son communiqué trois témoignages de détenus avec qui l’ONG a eu des entretiens après leur remise en liberté, dont un adolescent de 15 ans. Tous rapportent avoir subi et avoir été témoins d’interrogatoires sous la torture, notamment de « passages à tabac » et de « chocs électriques », visant à faire avouer aux prisonniers leur participation aux incidents et leur aide aux partisans d’Assir.
Deux d’entre eux racontent avoir été forcés de signer une déclaration qu’ils n’ont pas pu lire. Le jeune garçon raconte qu’il a « aperçu les mots “sacs de sable” et “el-Assir” » avant de refuser de signer le document. Un peu plus tard, un homme a « enlevé mes menottes, tenu ma main pendant qu’il écrivait mon nom sur le document... Après, j’ai été relâché ».
Par ailleurs, le juge d’instruction près le tribunal militaire, le magistrat Riad Abou Ghida, a interrogé hier six détenus dans le cadre des affrontements de Abra, en présence de leurs avocats. Il a décerné des mandats d’arrêt à leur encontre. Il a de même décerné des mandats d’arrêt contre quatre militaires, dont un officier, pour « violation du règlement militaire ».


Amnesty enquête sur la mort d'un partisan d'assir, et d'autres personnes du 14 mars aussi . mais les droits communs, les clandestins, qui sont torturés dans les prisons libanaises ? ont-ils droit a une enquête ?
01 h 16, le 10 juillet 2013