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Économie - Liban - Anciens Logements

La guerre d’usure se poursuit entre propriétaires et locataires

Le nouveau projet de loi contesté par les locataires prévoit une augmentation progressive des loyers d’avant 1992 sur une période de six ans.

Une semaine à peine après la publication des propriétaires d’anciens logements d’un communiqué appelant le Parlement à voter urgemment la nouvelle loi sur les anciens logements, c’est au tour des locataires d’élever la voix. Le comité de suivi des associations de locataires a tenu hier une réunion au siège de l’Union nationale des syndicats des travailleurs, pour faire un état des lieux de la situation et réitérer sa demande de voir retirer le projet de loi qui concerne ces anciens logement.
« Nous avons poursuivi nos rencontres avec des députés concernant cette loi injuste afin de leur expliquer en quoi l’adoption d’un tel projet pourrait nuire à la société », a indiqué le communiqué. Selon les locataires, « cette loi ne sert que les intérêts des grands propriétaires fonciers, des sociétés immobilières et des banques, qui restent les premiers investisseurs dans le marché de l’immobilier ». Les locataires ont par ailleurs réitéré leur appel à « intensifier les pressions pour attirer l’attention sur la catastrophe qui se prépare si le projet venait à être adopté ». « Nous préparons le plus grand mouvement social, avec des manifestations et des coupures de routes, et cela en défense de la paix civile et sociale », a conclu le communiqué.
De son côté, le Rassemblement des propriétaires d’anciens logements n’a pas tardé à réagir. Il s’est étonné de « l’acharnement des locataires à refuser tous les compromis proposés ». Selon eux, « le comité des locataires ne cherche qu’à préserver les intérêts des personnes riches et aisées qui occupent de façon quasi gratuite des logements loués ».
Rappelons que dans les détails, ce nouveau projet de loi prévoit une augmentation progressive des loyers d’avant 1992 sur une période de six ans, de l’ordre de 20 % la première année, puis les autres seront proportionnelles au taux d’inflation établi par l’Administration centrale des statistiques (ACS). À la fin de la sixième année, les locataires, s’ils veulent continuer à occuper leur appartement, devront signer des contrats de bail d’une durée de trois ans. Et en cas de non-paiement, le projet de loi stipule que les propriétaires ont le droit d’expulser les locataires.
Pour les représentants des propriétaires, l’État devrait assumer ses responsabilités et aider les locataires dans le besoin à se loger, car, selon eux, il ne leur appartient pas de payer le prix de la crise sociale dans le pays.
Une semaine à peine après la publication des propriétaires d’anciens logements d’un communiqué appelant le Parlement à voter urgemment la nouvelle loi sur les anciens logements, c’est au tour des locataires d’élever la voix. Le comité de suivi des associations de locataires a tenu hier une réunion au siège de l’Union nationale des syndicats des travailleurs, pour faire un état des lieux de la situation et réitérer sa demande de voir retirer le projet de loi qui concerne ces anciens logement. « Nous avons poursuivi nos rencontres avec des députés concernant cette loi injuste afin de leur expliquer en quoi l’adoption d’un tel projet pourrait nuire à la société », a indiqué le communiqué. Selon les locataires, « cette loi ne sert que les intérêts des grands propriétaires fonciers, des sociétés...
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