Après Wimbledon, Murray semble promis à d’autres destinées tout aussi prometteuses dont, pourquoi pas, la place de numéro un mondial. Si celle-ci ne lui est pas forcément promise à court terme, Murray pourrait se voir sacrer « roi des rois » à l’issue de la saison de terre battue, début juin 2014. En effet, diminué par des douleurs au dos, il n’a enregistré que des résultats médiocres sur ocre cette saison, contrairement à Nadal et Djokovic. Cela relèverait de l’inédit. Depuis l’instauration du classement informatisé de l’ATP, en 1973, aucun joueur britannique n’a en effet terminé l’année à la première place.
« Remporter Wimbledon, c’est le pinacle », a dit l’Écossais qui s’est imposé sur sa quatrième balle de match, après avoir mené 40-0 dans cet ultime jeu et avoir sauvé des balles de break. « Le dernier jeu augmente ce sentiment. Cela n’aurait pas été pareil si j’avais conclu sur un jeu blanc. »
Andy Murray n’oubliera jamais en effet ce dixième jeu du troisième set, long de treize minutes.
« Novak est revenu grâce à des coups incroyables », explique-t-il. « Je savais qu’il pouvait retourner le match. Ce furent les derniers points les plus difficiles de ma vie. Plus généralement, les trente dernières minutes, à partir du moment où je suis mené 4-2, sont énormes. Gagner Wimbledon, je ne peux pas y croire. »
Andy Murray a connu une célébration étonnante. Alors que la plupart des lauréats recherchent le regard de leurs proches, l’Écossais, placé à l’exact opposé, a exulté en solo, tapant même dans la main des premiers spectateurs.
Il a même fixé quelques journalistes, assis dans la tribune de presse, le seul endroit du Centre Court où demeurent des bancs en bois.
Hommage à Ivan Lendl
« Oui, je fixais en direction de quelques mecs dans cette tribune, ce doit être ma part de subconscient », a admis Andy Murray.
« C’est vrai que j’ai eu des rapports difficiles avec la presse il y a quelques années. Ça s’est amélioré. Je sais que pour vous, c’était important que je gagne ce tournoi. Vous savez, j’ai fait de mon mieux. J’ai bossé aussi dur que je pouvais. »
Andy Murray a tenu un hommage appuyé à Ivan Lendl, son coach depuis un an et demi.
« Il m’a juste dit qu’il était fier de moi, a confié l’Écossais. Vous savez, il ne sourit pas beaucoup en public, mais une fois les caméras et les foules éloignées, il a une personnalité complètement différente. »
« Je sais qu’il aurait voulu remporter ce tournoi. C’était un truc qui lui tenait à cœur. Et je suis sérieux en disant cela. Je crois qu’il a cru en moi quand d’autres n’y croyaient pas. »
« Il m’a toujours dit ce qu’il pensait. Et en tennis, la relation coach-joueur n’est pas facile. J’en connais qui ne sont pas aussi à l’aise. Il a toujours été honnête avec moi. Si je bosse bien, il est content, si je déconne, il n’est pas content et il me le fait savoir. Mentalement, il m’a permis d’aborder les gros matches différemment. »
Le sacre d’Andy Murray a évidemment été lié à celui de Fred Perry, dernier vainqueur anglais en 1936.
« Bon, je ne l’ai jamais rencontré, mais maintenant c’est approprié d’en parler. C’est un nom qui m’a accompagné durant toute ma carrière. J’ai rencontré différentes personnes de sa famille et j’ai porté sa marque de vêtements », a-t-il dit.
« C’est dommage de ne pas avoir pu le rencontrer. En tout cas, j’espère que les futurs joueurs anglais n’attendront pas aussi longtemps pour triompher de nouveau. »
(Source : Reuters)
Classement ATP : Federer recule à la 5e place mondiale
Le Suisse Roger Federer est tombé à la 5e place mondiale, son plus mauvais classement depuis le 23 juin 2003, après sa défaite au 2e tour de Wimbledon dont il était tenant du titre, selon le classement ATP publié hier.
Le recul de Federer permet aux Espagnols David Ferrer, battu en quarts, et Rafael Nadal, éliminé dès le premier tour, de gagner une place chacun, respectivement 3e et 4e, derrière Murray (2e), vainqueur à Wimbledon, et le Serbe Novak Djokovic, toujours premier malgré sa défaite en finale de la troisième levée du grand chelem.
Jerzy Janowicz, premier Polonais à atteindre les demi-finales d’un tournoi du grand chelem, a gagné 5 places (17e).
Le meilleur Français est toujours Jo-Wilfried Tsonga qui recule cependant d’une place (8e) après son abandon au 2e tour sur blessure, au profit de l’Argentin Juan Martin Del Potro, difficilement écarté par Djokovic en demies.
Le classement ATP au 8 juillet 2013 :
1. Novak Djokovic (Ser) 12 310 pts
2. Andy Murray (G-B) 9 360
3. David Ferrer (Esp) 7 220 (+1)
4. Rafael Nadal (Esp) 6 860 (+1)
5. Roger Federer (Sui) 5 795 (-2)
6. Tomas Berdych (Tch) 4 865
7. Juan Martin Del Potro (Arg) 4 500 (+1)
8. Jo-Wilfried Tsonga (Fra) 3 480 (-1)
9. Richard Gasquet (Fra) 3 045
10. Stanislas Wawrinka (Sui) 2 915
11. Tommy Haas (All) 2 605 (+2)
12. Kei Nishikori (Jap) 2 495 (-1)
13. Marin Cilic (Cro) 2 335 (-1)
14. Janko Tipsarevic (Ser) 2 310
15. Milos Raonic (Can) 2 225
16. Nicolas Almagro (Esp) 2 195
17. Jerzy Janowicz (Pol) 2 154 (+5)
18. Gilles Simon (Fra) 2 055 (-1)
19. John Isner (É-U) 1 770 (+2)
20. Juan Monaco (Arg) 1 740.
(Source : AFP)


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