Mais le plus virulent a été incontestablement le vice-président du conseil exécutif du Hezbollah, Nabil Kaouk. Au moment où M. Fayad accusait le courant de M. Saad Hariri d’« œuvrer pour maintenir la situation créée par cheikh Assir, en l’absence de ce dernier », cheikh Kaouk a indiqué lors de l’ouverture d’une husseiniyé (lieu de culte chiite) à Bint Jbeil « que les événements de Abra, près de Saïda, ont permis de dévoiler la véritable image du courant du Futur qui ne rate aucune occasion pour inciter à la discorde communautaire et dont le rôle, qui consiste à couvrir et à faciliter les projets de discorde, a été révélé au grand jour ». « Il est honteux que ceux qui ont brandi le slogan “Liban d’abord” en arrivent à œuvrer pour “la discorde d’abord” », a poursuivi le dirigeant hezbollahi, en estimant que le courant du Futur « agit de la sorte parce que son plan pour la Syrie a échoué et qu’il essaie de compenser l’échec de ses paris par un embrasement du front libanais ».
Cheikh Kaouk a aussi reproché à ce courant de « prendre pour cible l’armée et de chercher à couvrir les meurtriers des militaires à Abra, Ersal et Tripoli ». « Pour le compte de qui essaie-t-il de dénigrer l’armée, le peuple et la Résistance ? » s’est-il interrogé, en faisant assumer au courant du Futur « la responsabilité de chaque goutte de sang versée par un officier ou un soldat ». « Ceux qui font de la provocation, qui arment des individus et qui facilitent des projets de discorde sont complices du crime commis à Abra », a-t-il encore dit.
Après avoir souligné qu’« Israël prépare une nouvelle agression contre le Liban, croyant que le Hezbollah est occupé en Syrie », il a insisté sur le fait que « la discorde ne sert qu’Israël ». Poursuivant ses attaques contre le courant du Futur, le dirigeant du Hezbollah a jugé que « le plus grand péché de ce parti, depuis sa fondation jusqu’à aujourd’hui, est qu’il a recours à l’arme de la provocation confessionnelle qui ne lui sera jamais utile et ne lui permettra pas d’obtenir des acquis politiques au détriment de la Résistance qui est trop forte pour se laisser entraîner sur la voie de polémiques et de provocations communautaires ».
Entre-temps, un autre responsable du parti chiite et membre de son bureau politique, cheikh Ali Zeineddine, assurait lors d’une cérémonie organisée à la mémoire de deux militants tués en Syrie, que sa formation « est déterminée à participer à la guerre » dans ce pays « dans la mesure où elle est essentiellement dirigée contre la Résistance ».


L'ÉCHO PERCUTE LE VIDE ET RETOURNE À SON POINT DE DÉPART.
14 h 54, le 09 juillet 2013