Des images télévisées montrent le prédicateur né en Palestine vêtu d'une djellaba blanche lors de son embarquement dans un appareil de la RAF sur la base de Northolt à l'ouest de Londres avant son décollage à 02h46 locales (01h46 GMT).
La ministre de l'Intérieur britannique Theresa May a confirmé que l'homme de 53 ans, autrefois décrit comme "l'ambassadeur de Ben Laden en Europe" par un juge espagnol, avait quitté le pays.
"Abou Qatada a été extradé aujourd'hui vers son pays d'origine la Jordanie afin d'être jugé pour terrorisme", a-t-elle affirmé dans un communiqué.
"Son départ marque la fin des efforts entrepris pour l'expulser depuis 2001 et je pense que cela sera salué par l'opinion britannique".
La Grande-Bretagne avait engagé des poursuites contre Abou Qatada depuis 2001 mais avait lancé la procédure formelle d'extradition en 2005.
Abou Qatada avait un peu plus tôt quitté la prison de haute sécurité de Belmarsh, dans le sud-est de Londres, dans un convoi composé d'une camionnette blindée de police bleue, de deux berlines et d'une Range Rover, à destination de la base militaire de Northolt.
L'extradition survient quelques semaines après la ratification par Amman et Londres d'un traité visant à garantir que des preuves obtenues par la torture ne pourraient pas être utilisées contre lui lors d'un procès en Jordanie.
De son vrai nom Omar Mahmoud Mohammed Othman, cet homme, qui serait né en 1960 à Bethléem, possède la nationalité jordanienne, la Cisjordanie étant sous contrôle jordanien au moment de sa naissance.
En 1999, il a été condamné par contumace en Jordanie pour "préparation d'attentats" visant notamment l'école américaine à Amman. La peine a ensuite été commuée en prison à vie assortie de travaux forcés. En 2000 il a de nouveau été condamné à 15 ans de prison, dans une autre affaire de préparation d'attentat. La Jordanie entend aujourd'hui le rejuger.


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