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Économie - Zone Euro

Draghi promet des taux bas pour une période prolongée

Le choix de la BCE de surprendre par le discours plutôt que par les actes témoigne par ailleurs d’une pénurie de nouveaux outils.

La BCE se tient prête à réduire encore le taux de dépôt, donc à le faire passer en territoire négatif, afin de favoriser le crédit, a indiqué hier le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi.Ralph Orlowski/Reuters

La Banque centrale européenne (BCE) maintiendra ses taux à un niveau exceptionnellement bas pendant une période prolongée, et elle pourrait même les réduire encore, a déclaré hier son président Mario Draghi, adressant ainsi aux marchés financiers des signaux d’une clarté sans précédent.
En s’attachant ainsi à donner aux investisseurs le plus d’indications possible sur l’évolution prévisible de sa politique monétaire de la zone euro, la BCE emboîte le pas à la Réserve fédérale américaine et à la Banque d’Angleterre, qui cherchent notamment à apaiser les tensions sur les taux de marché. Comme attendu, la BCE a maintenu ses taux directeurs, avec un taux de refinancement à 0,5 %, un taux de facilité de dépôt à 0,0 % et un taux de prêt marginal à 1,0 %.
« Le conseil des gouverneurs s’attend à ce que les taux de la BCE restent à leur niveau actuel ou plus bas pendant une période de temps prolongée », a ainsi déclaré Mario Draghi, soulignant que c’était la première fois que l’institution monétaire s’attachait à une telle précision. Mario Draghi a ajouté que le conseil des gouverneurs avait évoqué l’hypothèse d’une baisse des taux, « cinquante points de base, ce n’est pas une limite basse », a-t-il prévenu, mais cette solution n’a pas été retenue.
La BCE se tient prête à réduire encore le taux de dépôt, donc à le faire passer en territoire négatif, afin de favoriser le crédit, a-t-il encore indiqué.
Les propos de Mario Draghi tranchent avec le discours tenu le mois dernier, lorsqu’il avait balayé les espoirs de mesures immédiates, mais également avec la pratique historique de la BCE, qui a toujours refusé de s’engager à l’avance sur l’évolution de ses taux. « Il ne s’agit pas de six mois, il ne s’agit pas de 12 mois, il s’agit d’une période de temps prolongée », a martelé le président de l’institution.
Cette clarté inhabituelle a séduit les investisseurs comme en témoigne la forte progression des Bourses européennes dans le sillage de l’intervention du président de la BCE et la très nette détente des rendements des obligations espagnoles, portugaises et italiennes.
Avant la conférence de presse de la BCE, le nouveau gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, avait indiqué que les anticipations des marchés sur les perspectives économiques ne pouvaient en aucun cas préjuger de l’évolution des taux, prévenant ainsi implicitement les investisseurs qu’ils auraient tort de parier sur une remontée rapide du loyer de l’argent au Royaume-Uni. Pour Mario Draghi, cette similitude dans l’inflexion du discours relève toutefois de la coïncidence.
Le choix de la BCE de surprendre par le discours plutôt que par les actes témoigne par ailleurs d’une pénurie de nouveaux outils à sa disposition alors que la zone euro n’est pas sortie de la zone de turbulences. La réunion d’hier s’est déroulée alors que le Portugal est plongé dans une nouvelle crise politique, qui a ravivé les craintes des investisseurs et s’este traduit mercredi par une remontée du rendement de sa dette à dix ans au-delà de 8 %.
À ces tensions s’ajoutent les nouvelles difficultés de l’assainissement budgétaire en Grèce et des inquiétudes persistantes sur la solidité de la coalition au pouvoir en Italie, près d’un an après la promesse de Mario Draghi de faire tout ce qui serait possible pour préserver l’euro.
Les multiples conditions posées pour la mise en œuvre des opérations monétaires sur titre (OMT), le mécanisme d’achats de dette par la BCE dont l’annonce avait suivi cette promesse, empêche en fin de compte les pays les plus fragiles de la zone euro d’y avoir recours et pose la question de ce que la BCE est réellement en mesure de faire.
(Source : Reuters)
La Banque centrale européenne (BCE) maintiendra ses taux à un niveau exceptionnellement bas pendant une période prolongée, et elle pourrait même les réduire encore, a déclaré hier son président Mario Draghi, adressant ainsi aux marchés financiers des signaux d’une clarté sans précédent.En s’attachant ainsi à donner aux investisseurs le plus d’indications possible sur l’évolution prévisible de sa politique monétaire de la zone euro, la BCE emboîte le pas à la Réserve fédérale américaine et à la Banque d’Angleterre, qui cherchent notamment à apaiser les tensions sur les taux de marché. Comme attendu, la BCE a maintenu ses taux directeurs, avec un taux de refinancement à 0,5 %, un taux de facilité de dépôt à 0,0 % et un taux de prêt marginal à 1,0 %.« Le conseil des gouverneurs s’attend à...
commentaires (5)

C'est les taux d’intérêts élevés pratiqués sous les 2 mandats de Reagan qui ont empêché et bloqué les investissements dans l'Industrie, qui n'a alors fait que péricliter depuis en Europe et aux États-Unis ; tous les investisseurs se contentant ainsi de la rente de leurs comptes bloqués en banque à du 15-20 % de taux d’intérêts ! Et c'est à cette époque-là qu'a commencé la ruée des délocalisations vers les pays à moindre coûts salariaux. Tous le Reste n'est que du blablabla.... inCompétent.... yâ hassratâhhh !

Antoine-Serge KARAMAOUN

10 h 32, le 06 juillet 2013

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Commentaires (5)

  • C'est les taux d’intérêts élevés pratiqués sous les 2 mandats de Reagan qui ont empêché et bloqué les investissements dans l'Industrie, qui n'a alors fait que péricliter depuis en Europe et aux États-Unis ; tous les investisseurs se contentant ainsi de la rente de leurs comptes bloqués en banque à du 15-20 % de taux d’intérêts ! Et c'est à cette époque-là qu'a commencé la ruée des délocalisations vers les pays à moindre coûts salariaux. Tous le Reste n'est que du blablabla.... inCompétent.... yâ hassratâhhh !

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    10 h 32, le 06 juillet 2013

  • les taux et l'économie...foutaise...dans les années 80 les taux étaient historiquement hauts...et çà pétait le feu...c'était avant que ces F de P d'ultralibéraux mettent définitivement la main sur l'économie avec cette saloperie de liberté de transfert de capitaux...faut vraiment être limité pour voir une relation absolue entre taux et activité économique...c'est çà la pollution financière de l'esprit!

    GEDEON Christian

    18 h 44, le 05 juillet 2013

  • IL FAUT DES TAUX BAS, SINON BONJOUR L’ÉCONOMIQUE DÉPRESSION !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    10 h 40, le 05 juillet 2013

  • CAD DE NOUVEAUX CRÉDITS POUR PLONGER LES PAYS DE PLUS EN PLUS DANS LES GOUFFRES où DÉJÀ ILS SE DÉBATTENT...

    SAKR LOUBNAN

    08 h 52, le 05 juillet 2013

  • pauvre type...il prend les européens pour des cons....coe si le problème était celui des taux...regardez bien sa troche sur la photo...ajoutez un chapeau mou...et çà devient Mafia Draghi...pauvre type...

    GEDEON Christian

    01 h 56, le 05 juillet 2013

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