La Bolivie a démenti mardi la présence de l'informaticien américain Edward Snowden dans l'avion du président Evo Morales, qui a été forcé d'atterrir à Vienne après que le Portugal lui eut refusé une escale technique et la France le survol de son territoire, a affirmé le ministre bolivien des Affaires étrangères David Choquehuanca.
"Le président a été forcé d'atterrir à Vienne", a affirmé le chef de la diplomatie bolivienne lors d'une conférence de presse à La Paz. "Il y a eu des rumeurs infondées sur la présence de M. Snowden dans cet avion, nous ne savons pas qui a inventé cet énorme mensonge", a-t-il ajouté.
Le conseiller de permanence dans les services du Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, interrogé par l'AFP, a répondu ne pas être informé de l'affaire. Le ministère français des Affaires étrangères a déclaré de son côté n'être "pas en mesure" de commenter cette information.
Selon le ministre bolivien, "la France et le Portugal ont placé à risque la vie d'Evo Morales".
M. Morales a dû subir ce contre-temps alors qu'il revenait en Bolivie dans l'avion présidentiel, en provenance de Moscou où il avait participé à une réunion des pays producteurs de gaz naturel. Il avait eu lors de ce voyage un entretien avec son homologue russe Vladimir Poutine. La Bolivie est l'un des 21 pays à qui Edward Snowden a demandé l'asile politique.
Le gouvernement bolivien avait l'intention de faire une escale technique au Portugal, mais Lisbonne "nous a communiqué inexplicablement qu'il annulait l'autorisation de survol et d'atterrisage", a déclaré M. Choquehuanca.
Il a expliqué que le gouvernement avait tenté de préparer "un nouveau plan de vol" pour que le président atterrisse en Espagne, pays qui a autorisé l'avion à se réapprovisionner dans les îles Canaries, mais alors que le président Morales était en vol, "la France nous a communiqué qu'elle avait annulé l'autorisation de survol du territoire français".
Cette interdiction fait suite, selon le ministre, "à une rumeur qui a couru", selon laquelle l'analyste américain Snowden, recherché par les Etats-Unis pour ses révélations fracassantes sur le programme d'espionnage américain, se trouvait à bord de l'avion présidentiel.
"Cette information qui a circulé, une information malintentionnée pour causer un préjudice au pays (...) est un énorme mensonge", a insisté le ministre bolivien.
"Le président a été forcé d'atterrir à Vienne", a affirmé le chef de la diplomatie bolivienne lors d'une conférence de presse à La Paz. "Il y a eu des rumeurs infondées sur la présence de M. Snowden dans cet avion, nous ne savons pas qui a inventé cet énorme mensonge", a-t-il ajouté.
Le conseiller de permanence dans les services du Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, interrogé par l'AFP, a répondu ne pas être informé de l'affaire. Le ministère français des Affaires...


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