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Un deuxième Israélien arrêté pour vandalisme anti-chrétien

Un deuxième suspect israélien a été arrêté mardi dans le cadre de l'enquête sur un acte de profanation dans un monastère catholique en 2012, qui avait choqué Israéliens, Palestiniens et la communauté internationale, selon la police israélienne.

"Un deuxième suspect a été arrêté tôt ce matin, dans l'affaire de vandalisme du monastère de Latroun", a indiqué à l'AFP le porte-parole de la police, Micky Rosenfeld.

"Il est originaire de Bet-El (une colonie au nord-est de Ramallah) et doit comparaître dans l'après-midi devant le tribunal de Rishon-Letzion", a-t-il précisé.

Ce tribunal a prolongé lundi la garde à vue d'un autre Israélien soupçonné d'avoir vandalisé le monastère trappiste, une attaque qui avait choqué les autorités religieuses et politiques.

Une porte en bois du couvent avait été incendiée et des slogans anti-chrétiens tels que "Jésus est un singe" avaient été inscrits sur un mur de l'édifice.

Située dans les Territoires occupés, l'abbaye de Latroun, à 15 km de Jérusalem, qui héberge une communauté trappiste, est l'un des sites monastiques les plus célèbres de Terre sainte, connu en particulier pour son vignoble.

Outre les graffitis anti-chrétiens, avaient été inscrits à la bombe sur les murs du monastère le noms d'avant-postes de colonisation sauvage, laissant penser qu'il s'agissait d'une agression de type "prix à payer".

Des colons extrémistes ainsi que des activistes d'extrême droite se livrent, sous l'appellation du "Prix à payer", à des agressions sur des villageois palestiniens ou arabes israéliens, des lieux de culte musulmans et chrétiens, des militants pacifistes israéliens, voire l'armée, en représailles à des décisions gouvernementales qu'ils jugent hostiles à leurs intérêts ou des actes attribués à des Palestiniens.

Le cabinet de sécurité israélien a décidé le 16 juin de renforcer les pouvoirs et les moyens des forces de sécurité pour réprimer ces actes, en considérant leurs auteurs comme des membres "d'organisations illégales", sans toutefois les qualifier de "terroristes" comme le proposaient le ministère de la Justice et le procureur général.

Le ministre de la Défense Moshé Yaalon a affirmé lundi lors d'une réunion consacrée au sujet qu'il s'agissait "d'un phénomène très grave".

"C'est notre devoir de renforcer les punitions contre les auteurs de ces actes de vandalisme qui sont des actes criminels à tout point de vue", a ajouté le ministre.

Par ailleurs, trois Israéliens ont été appréhendés lundi soir, soupçonnés d'avoir attaqué deux Palestiniens de Jérusalem-Est, le secteur à majorité arabe de la Ville sainte.

"Trois Israéliens, des supporters du club de football du Beitar Jérusalem, ont été arrêtés après avoir attaqué deux employés arabes de Jérusalem-Est employés d'un McDonald's", a indiqué la porte-parole de la police, Louba Samri, précisant qu'ils devaient comparaître devant un tribunal de la ville.

Les supporters les plus radicaux du Beitar Jérusalem, liés à l'extrême droite nationaliste juive, se livrent régulièrement à des débordements racistes anti-arabes.
Un deuxième suspect israélien a été arrêté mardi dans le cadre de l'enquête sur un acte de profanation dans un monastère catholique en 2012, qui avait choqué Israéliens, Palestiniens et la communauté internationale, selon la police israélienne."Un deuxième suspect a été arrêté tôt ce matin, dans l'affaire de vandalisme du monastère de Latroun", a indiqué à l'AFP le porte-parole de la police, Micky Rosenfeld."Il est originaire de Bet-El (une colonie au nord-est de Ramallah) et doit comparaître dans l'après-midi devant le tribunal de Rishon-Letzion", a-t-il précisé.Ce tribunal a prolongé lundi la garde à vue d'un autre Israélien soupçonné d'avoir vandalisé le monastère trappiste, une attaque qui avait choqué les autorités religieuses et politiques.Une porte en bois du couvent avait été incendiée et des...