* Nadim Gemayel, député de Beyrouth I : « De nombreuses parties ont intérêt à créer des problèmes avec l’armée. Ce qui s’est passé à Saïda est une bataille directe entre le Hezbollah et Ahmad el-Assir. L’armée doit se comporter de manière égale avec tous les groupes armés, y compris le Hezbollah. Assir est apparu en réaction à la présence et au comportement du Hezbollah. Il est donc possible que d’autres Assir fassent leur apparition pour affronter le Hezbollah. »
* Le PNL : « Nous proclamons notre soutien à l’armée libanaise à partir de notre foi dans l’État et dans ses institutions. Ce qui s’est passé à Abra devrait être un modèle du comportement à avoir face à toute présence armée non légale, loin des qualificatifs abusivement accordés à une catégorie d’armes. Du fait de son entêtement à maintenir son arsenal et du caractère sacré qu’il lui attribue, le Hezbollah est responsable de la prolifération des armes. Tout comme il assume la responsabilité des tensions que connaissent certaines régions du pays du fait de ses agissements et notamment de son implication dans les combats aux côtés du régime syrien et de sa vantardise contre le peuple syrien. »
* Moustapha Allouche, membre du bureau politique du courant du Futur : « Le nom d’Ahmad el-Assir n’est qu’un détail dans la triste réalité que nous vivons et qui résulte des armes du Hezbollah, parce que s’il n’y a pas d’Ahmad el-Assir, il y aura quelqu’un d’autre. Mais nous rejetons le projet d’Assir parce qu’il ne s’agit que d’une suite au projet d’effritement de l’État que le Hezbollah a entamé. L’extrémisme appelle l’extrémisme et à l’extrémisme du Hezbollah répondra un autre extrémisme. »
* Imad el-Hout, député de la Jamaa islamiya : « Il ne faut pas se laisser entraîner dans des heurts avec l’armée ou les forces de sécurité. Mais dans le même temps, on ne saurait se taire face à l’humiliation des gens. L’armée est aujourd’hui face à un test, celui de la confiance des Libanais qui veulent s’enquérir de sa position face à toute présence armée agressive, et en particulier ce qu’on appelle les brigades de la résistance. »


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef