Les mesures de correction dans les postes de police sont légion. Non moins de 52 témoignages, recueillis par Human Right Watch, accablent les forces de l’ordre qui s’acharnent dans les gendarmeries contre les homosexuels, les toxicomanes ou quiconque est considéré comme déviant. Depuis le test anal, jusqu’au viol, en passant par les coups en tous genres, qui brisent les dents ou disloquent les épaules, ces formes de correction ne sont autres que de la torture, pratiquée impunément par des agents de pouvoir censés protéger les citoyens.
Difficile aussi de ne pas être choqué par le spectacle, diffusé sur les réseaux sociaux et les chaînes télévisées, de plusieurs soldats libanais assénant des coups de bottes à un homme non armé, agenouillé par terre, les mains liées derrière le dos. Et ce pour lui faire avouer sa complicité avec le triste cheikh Ahmad el-Assir, à l’issue de la bataille de Abra, à Saïda. Une flagrante violation des droits de l’homme, compte tenu que cet homme sans défense était fait prisonnier.
Les habitants de Baskinta ont également fait les frais de la recrudescence de la violence étatique. C’est sans ménagement que la brigade antiémeute des FSI a chargé des manifestants de la petite localité du Metn qui réclamaient la construction d’un château d’eau alimentant leur village. Résultat, quatre habitants blessés pour rien. L’eau de Sannine qui jaillit des terres de Baskinta alimentera d’autres villages. Et tant pis pour Baskinta et ses habitants.
Il semble illusoire, voire naïf, de dénoncer ces violations des droits de l’homme, alors que le pays sombre petit à petit dans la guerre et la violence et que les armes illégales pullulent.
Mais faut-il pour autant se taire et accepter le comportement inadmissible, en toute impunité, de forces légales censées faire régner la justice ?


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef