C’est avec le boom de la musique new age que Yanni Chryssomallis a pris son envol dans les années 80.
Né en 1954 à Kalamata en Grèce, il a commencé à jouer au piano à l’âge de six ans. Il a refusé de prendre des cours de musique, voulant jouer des morceaux à sa guise, écoutant les « sonorités » qui lui venaient à l’esprit. D’inspiration précoce, donc, le jeune claviériste avait également un autre don : la nage. À 14 ans, il a en effet battu le record national grec à l’épreuve de natation libre. Mais c’est vers la musique qu’il s’est finalement tourné. En 1972, il s’est envolé pour les États-Unis pour y suivre des études de psychologie à l’Université du Minnesota. Là-bas, il explore la musique électronique et y trouve des sonorités à son goût. De fil en aiguille, de concert en tournée, d’album en album – In Celebration of Life (1991), Dare to Dream (1992) et In My Time en 1993, des nominations aux Grammy Awards pour Dare to Dream et In My Time –, il adopte finalement en 1993 un orchestre symphonique qui l’accompagnera dans ses représentations. Le fameux concert Yanni at the Acropolis a été filmé le 23 septembre 1993 à Herode Atticus Theater à Athènes et a marqué un retour triomphant de l’artiste sur sa terre natale. Mais ce fut aussi un bond géant dans sa carrière. L’album s’est en effet vendu à plus de 7 millions d’exemplaires et la vidéo à 1 million.
Yanni a ensuite poursuivi le plus grand défi de sa carrière : devenir le premier artiste occidental à se produire à la fois au Taj Mahal en Inde et à la Cité interdite en Chine. À partir de 2006, Yanni explore une autre direction : il veut élargir ses horizons et inclut des voix et des paroles dans ses compositions. En 2010, il sort son 19e album, Truth of Touch. Et repart pour une tournée qui le mènera dans 140 lieux. Son premier concert au Liban (son précédent prévu dans les Souks de Beyrouth avait été annulé) aura lieu donc à Byblos, ville antique. Rendez-vous demain soir.


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