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Hiba Tawaji se distingue (aussi) derrière la caméra

Libre cours
29/06/2013
On la connaît chanteuse et actrice, mais la jeune étoile des frères Rahbani est également cinéaste. Fraîchement diplômée de l’Institut d’études scéniques, audiovisuelles et cinématographiques de l’USJ (Iesav), son film de diplôme The rope (La corde) remporte le prix du meilleur film narratif à la 4e édition du Festival du film du Moyen-Orient de l’Université Zayed (Zumeff) qui s’est tenu à Abou Dhabi au mois d’avril. Le court-métrage raconte, en vingt minutes, l’histoire d’un épicier libanais, Abou Youssef, qui du jour au lendemain voit sa vie bouleversée par un heureux événement qui lui est, au sens figuré comme au sens réel, tombé du ciel. « L’idée principale que je veux transmettre à travers ce film est qu’une source de bonheur peut devenir dans certaines situations source de malheur », révèle Hiba.
The rope a également figuré au programme du Festival international du cinéma méditerranéen de Tétouan, au Maroc, ainsi qu’à l’édition 2013 du Festival du film du Golfe de Dubaï (GFF) où il était l’unique film réalisé par une étudiante. « C’était une excellente et enrichissante expérience. Les participants, tous des professionnels, étaient venus de différents pays du monde, du Mexique, d’Espagne, d’Italie, précise Hiba. La réaction au film, de la part du public, des médias ou des autres participants, était très bonne. »

Exprimer à haute voix ce que d’autres pensent tout bas
The rope aborde des questions qui prévalent dans notre société, notamment l’argent, la célébrité et la manipulation médiatique. La chanteuse voulait montrer, à travers l’histoire d’Abou Youssef, « combien les médias peuvent influencer l’opinion publique, contrôler la masse et détruire la vie d’une personne s’ils s’y mettent ».
« J’aime parler aux gens de multiples choses, des choses qui me dérangent ou que j’apprécie. En utilisant les moyens d’expression que je possède, je peux être la voix de ceux qui n’ont pas de moyens pour s’exprimer », confie-t-elle.
Bien que la jeune réalisatrice ait complété sa formation en arts du spectacle en 4 ans, elle n’a pas tourné son film de diplôme immédiatement. « Prise par ma carrière, j’ai dû le mettre de côté un bon moment », confie Hiba. Une parenthèse professionnelle qui lui permet, lorsqu’elle reprend le travail sur son film, deux ans plus tard, « d’enrichir le scénario de nouveaux éléments ». Grâce à son équipe de travail, « sans laquelle je n’aurais pas pu réaliser le film », elle tourne The rope – présenté hier vendredi 28 juin dans le cadre du Outbox film festival sur le site archéologique des Bains romains au centre-ville de Beyrouth – en six jours avec des acteurs professionnels et des amateurs.
« Je tiens à remercier l’assistante réalisatrice, Christelle Whaibé, le directeur de la photographie Fady el-Samra, la productrice Christelle Younès, l’ingénieure du son Tania Kammoun, Cédric Kayem, Oussama Rahbani pour la musique et chacun des membres de l’équipe. »
Hiba Tawaji projette de réaliser un documentaire portrait d’un personnage libanais « qui représente beaucoup de choses qui ne sont plus présentes au Liban ».
Elle chantera les 17 et 18 juillet au Festival de Byblos, dans le cadre des Rahbani summer nights, avec d’autres stars de la chanson libanaise et l’accompagnement de l’Orchestre symphonique d’Ukraine.

Pour mémoire
Hiba Tawaji, l’étoile montante des frères Rahbani (réservé aux abonnés)

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