Une petite phrase qui pourrait paraître comme un tacle à l’intention de Carlo Ancelotti. À Paris, l’Italien a laissé le souvenir d’une équipe basée sur le contre, dont le style a rarement emballé les foules, même à domicile. A contrario, Blanc peut mettre en avant une philosophie de jeu offensive, inspirée de l’idéal barcelonais, qui lui avait permis de décrocher le titre avec les Girondins en 2009. Lors de sa présentation officielle, jeudi, il n’a cessé de remettre lui-même le sujet au cœur des débats. « J’espère que l’équipe va s’améliorer », a insisté le nouveau patron, qui va s’atteler à « fédérer tout le monde dans un projet de jeu qui fera qu’on sera meilleur ».
« Si on est audacieux et qu’on perd les matches, je sais qui va payer la facture »
Blanc sait que c’est là-dessus qu’il sera jugé. Au-delà des résultats. Peut-être est-ce cela qui l’a poussé à effacer l’image qui l’avait laissé à la tête des Bleus lors de l’Euro 2012. « Il vaut mieux être audacieux d’entrée qu’être prudent. On apprend de ses erreurs », a-t-il ainsi glissé. Une référence à peine voilée au quart de finale face à l’Espagne (2-0). Ce 23 juin, il avait justement renié ses principes en alignant un 4-5-1 plus défensif avec Debuchy sur l’aile droite. Et la France était sortie sans gloire. Au PSG, il devra résoudre cette difficile équation : gagner des matches tout en étant spectaculaire. Sa durabilité aux yeux des actionnaires en dépendra. « Il faut être audacieux dans le jeu, mais trouver équilibre. Si on est audacieux et qu’on perd les matches, je sais qui va la payer la facture », dit-il.
Voilà pour les bonnes intentions. Concrètement, Laurent Blanc ne sait pas encore quel staff technique (mis à part l’arrivée de son éternel adjoint Jean-Louis Gasset), quel système ou même quels joueurs il aura à sa disposition. « Parler de jeu, on peut le faire pendant des heures. Après, il faut le faire sur le terrain. C’est une autre histoire », avoue-t-il d’ailleurs sans mal. Si on l’imagine installer un 4-2-3-1, « on pourra parler de système quand on aura l’effectif définitif », prévient-il. Or, concernant le mercato, c’est encore le grand flou : « Cela fait 48 heures que l’on échange beaucoup. Permettez-moi d’attendre un peu. Je pourrais répondre, mais je ne serais pas précis. Il va y avoir du mouvement, il y aura des partants et des arrivants. C’est la vie d’un club. »

