La santé de Nelson Mandela s’est améliorée hier, mais l’ancien président sud-africain restait dans un état critique au 20e jour de son hospitalisation. Malgré cette évolution, la famille a pour la première fois évoqué publiquement la perspective de sa mort « d’un moment à l’autre ».
« Il est nettement mieux aujourd’hui qu’il ne l’était lorsque je l’ai vu hier soir », a déclaré le président Jacob Zuma peu après être passé à l’hôpital de Pretoria, où le symbole mondial de la paix et de la réconciliation est traité depuis le 8 juin pour une grave infection pulmonaire. À près de 95 ans, Nelson Mandela reste toutefois dans un état « critique mais stable », a ajouté la présidence. M. Zuma avait laissé craindre une mort imminente de son illustre prédécesseur, en annonçant mercredi soir, après une visite à l’hôpital, qu’il renonçait à un voyage au Mozambique. Autre source d’inquiétude : Nelson Mandela n’était pas en mesure de respirer sans assistance artificielle mercredi, avait constaté un chef de clan de sa région natale venu à son chevet, Napilisi Mandela.
« Je ne peux que répéter que papa est dans un état très critique », a commenté hier sa fille aînée Makaziwe à la radiotélévision publique SABC. « Tout peut arriver d’un moment à l’autre. » Mais « il ouvre les yeux, il réagit toujours au toucher », a-t-elle précisé. « Nous allons vivre avec cet espoir jusqu’à ce que vienne la fin. » Son aura internationale attire les journalistes de tous les continents, au grand dam de la famille qui a exprimé hier son exaspération. Makaziwe a ainsi accusé les journalistes étrangers de se comporter comme des « vautours », irrespectueux des traditions locales. « C’est une épreuve parce que nous devons tout faire au vu et au su de tous », a ajouté Ndileka, une des petites-filles, en désignant les dizaines de journalistes et équipes de télévision campant devant la clinique.
Outre les médias, de nombreux Sud-Africains sont venus déposer des gerbes de fleurs et des petits mots devant le Mediclinic Heart Hospital, manifestant leur gratitude envers le père de leur nation. Plusieurs ministres ont également rendu hommage au grand homme. À l’étranger, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a joint sa voix au concert de louanges. « Je sais que nos pensées et prières sont pour Nelson Mandela, sa famille et ses proches, tous les Sud-Africains et les gens dans le monde entier qui ont été inspirés par sa vie remarquable et son exemple », a-t-il déclaré. L’ancienne chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, a elle aussi adressé dans un tweet « son amour et ses prières à notre grand ami Madiba, à sa famille et à son pays en cette période difficile ».
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« Il est nettement mieux aujourd’hui qu’il ne l’était lorsque je l’ai vu hier soir », a déclaré le président Jacob Zuma peu après être passé à l’hôpital de Pretoria, où le symbole mondial de la paix et de la réconciliation est traité depuis le 8 juin pour une grave infection pulmonaire. À près de 95 ans, Nelson Mandela reste toutefois dans un état « critique mais stable », a ajouté la présidence. M. Zuma avait laissé craindre une mort imminente de son illustre prédécesseur, en annonçant mercredi...

